Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a accompagné plus de 400 personnes présentant des problèmes de santé mentale ou des besoins de soutien psychosocial en Ituri, entre janvier et septembre 2026. Ce bilan a été communiqué samedi 10 octobre à Bunia, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale.
Elsa Mbembangu, psychologue clinicienne et responsable du programme Santé mentale et soutien psychosocial à la sous-délégation du CICR à Bunia, a présenté ces chiffres lors d’une rencontre avec les étudiants de la faculté de psychologie de l’Université de Bunia (UNIBU), organisée à Nyakasanza.
« Depuis janvier jusqu’au mois de septembre, nous avons pris en charge plus de 400 personnes qui présentaient des problèmes de santé mentale ou des besoins psychosociaux, que nous avons accompagnées au niveau de nos structures », a-t-elle déclaré à Buniaactualite.cd.
Selon elle, le CICR intervient dans plusieurs structures sanitaires situées dans les zones affectées par les conflits armés. L’organisation appuie notamment le centre de santé de Tchabi, dans la zone de santé de Boga, ainsi que des structures sanitaires de Kilo État et Kilo Mission.
Elle a également évoqué le centre de santé de Rubingo, précédemment soutenu par le CICR, où les activités de santé mentale et de soutien psychosocial se poursuivent malgré la fin de l’appui direct de l’organisation.
Ces interventions reposent principalement sur la formation du personnel soignant, des agents psychosociaux et des relais communautaires, afin de faciliter l’identification précoce des personnes en difficulté et leur orientation vers une prise en charge adaptée.
Au centre hospitalier de Rhohero, le CICR a également intégré le soutien psychosocial aux services de réadaptation physique destinés notamment aux personnes amputées ou présentant des difficultés de mobilité à la suite des violences armées.
« Nous avons intégré la santé mentale et le soutien psychosocial au sein des services de réadaptation physique pour les personnes qui ont connu le traumatisme de guerre », a expliqué Elsa Mbembangu.
La rencontre avec les étudiants de l’UNIBU visait, quant à elle, à les sensibiliser à leur rôle dans la prévention et la prise en charge des problèmes de santé mentale.
« Nous voulons avoir leur perception, leur compréhension et leur implication, et surtout faire d’eux des acteurs de la santé mentale, parce que la santé mentale, c’est une affaire de tous », a souligné la responsable.
Elle a insisté sur l’importance d’une approche multidisciplinaire associant les professionnels de santé, les psychologues et les communautés.
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Elsa Mbembangu a enfin précisé que le CICR intervient en appui au ministère de la Santé, notamment dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé mentale, sans se substituer aux services publics.
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