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    À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, l’Association des Jeunes Patriotes pour la Paix (JPP) de Djugu appelle les parents déplacés, particulièrement ceux vivant sur le site de la Plaine Savo, à encourager leurs enfants, filles comme garçons, à reprendre le chemin de l’école malgré les conditions difficiles auxquelles les familles restent confrontées.

    Dans une déclaration rendue publique lundi 31 août, à la veille de la rentrée scolaire de ce mardi 1er septembre, la JPP s’est dite préoccupée par la situation éducative des enfants déplacés dans le territoire de Djugu.

    L’organisation affirme partager les difficultés des familles contraintes de vivre loin de leurs milieux d’origine en raison de l’insécurité, notamment celles installées sur le site de déplacés de la Plaine Savo, au sud de Bule-centre.

    Selon les chiffres avancés par la JPP, plus de 15 000 enfants vivant sur ce site auraient connu une année scolaire blanche en 2025-2026. L’organisation attribue cette situation aux conséquences de l’insécurité et aux conditions humanitaires auxquelles sont confrontées les familles déplacées.

    Ce chiffre étant avancé par la JPP, il n’a pas été indépendamment vérifié par Buniaactualite.cd.

    Ne pas abandonner l’éducation malgré le déplacement

    Face à cette situation, la JPP exhorte les parents à ne pas renoncer à la scolarisation de leurs enfants malgré la précarité.

    Pour l’organisation, maintenir les enfants dans le système éducatif constitue un enjeu important, particulièrement dans un contexte de déplacement prolongé où les conflits ont déjà perturbé plusieurs aspects de leur vie quotidienne.

    Elle insiste également sur la nécessité de garantir l’accès à l’éducation aussi bien aux filles qu’aux garçons.

    Un appel à l’État et aux humanitaires

    La JPP interpelle par ailleurs le gouvernement congolais, les organisations humanitaires actives dans le secteur de l’éducation ainsi que les autres partenaires susceptibles d’intervenir auprès des populations déplacées.

    Elle sollicite notamment des espaces temporaires d’apprentissage, des fournitures scolaires, des vivres et d’autres formes d’assistance susceptibles de faciliter la scolarisation des enfants et d’améliorer les conditions de vie des familles de la Plaine Savo.

    Pour la JPP, l’insuffisance des moyens des parents déplacés ne devrait pas conduire à une nouvelle interruption de la scolarité de milliers d’enfants.

    Retour des déplacés : la sécurité comme préalable

    Au-delà de la rentrée scolaire, l’organisation revient sur la question du retour des déplacés dans leurs villages d’origine.

    Elle estime nécessaire de mettre en place un mécanisme permettant d’accompagner progressivement les familles qui souhaitent rentrer, tout en soulignant que ce processus doit intervenir lorsque les conditions nécessaires sont réunies.

    La JPP plaide ainsi pour un retour volontaire, sûr et digne, accompagné de mesures favorisant la réintégration des familles dans leurs communautés.

    La fermeture progressive des sites de déplacement ne devrait donc intervenir, selon l’organisation, qu’en fonction de l’amélioration des conditions sécuritaires et humanitaires dans les zones de retour.

    À travers cet appel, la JPP invite enfin les autorités, les acteurs humanitaires et les communautés à conjuguer leurs efforts afin que le déplacement prolongé ne prive davantage les enfants de Djugu de leur accès à l’éducation.

    Jonathan Bavonga

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