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    La Société Civile du Congo du territoire d’Irumu, en province de Ituri, exprime sa vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans le village de Tsitsa, groupement Zadhu en chefferie de Walendu Bindi. 

    Dans une déclaration relayée ce mardi, cette structure citoyenne affirme que la localité a été la cible, il y a deux jours, d’une opération de pillage menée par des hommes armés ayant emporté plusieurs biens appartenant à la population locale.

    Selon Augustin Kasereka, responsable territorial de la coordination, la situation se serait davantage aggravée quarante-huit heures plus tard avec l’incendie du Baraza, la maison communautaire servant de cadre aux activités du chef du village.

    Pour la SOCICO, cet acte constitue une nouvelle escalade dans l’insécurité qui affecte cette partie du territoire.

    « Depuis le début de ces événements, aucune mesure sécuritaire n’a été prise et aucune intervention n’a été signalée pour protéger les civils. Cette passivité laisse la population de Tsitsa livrée à son triste sort dans une détresse totale », a déclaré Augustin Kasereka dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Face à cette situation, la coordination territoriale de la SOCICO condamne fermement ces actes qu’elle qualifie de graves violations contre les populations civiles.

    L’organisation appelle les autorités compétentes à agir rapidement afin de restaurer la sécurité dans la zone.

    Elle demande notamment le déploiement sans délai des forces de défense et de sécurité pour assurer la protection des habitants, l’ouverture d’enquêtes afin d’identifier les auteurs présumés des pillages et de l’incendie, ainsi que la prise en charge des familles affectées par ces violences.

    « Les responsables de ces actes doivent être identifiés et traduits devant la justice. Les populations victimes ont également besoin d’une assistance appropriée », insiste la coordination.

    Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans plusieurs localités du territoire d’Irumu, où des attaques armées continuent d’exposer les populations civiles à de multiples violences et déplacements forcés.

    Jonathan Bavonga

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