Des mouvements inhabituels, notamment la panique et la fermeture des activités socio-économiques, ont été observés ce jeudi 27 février 2025 sur le littoral du lac Albert, précisément au groupement Tchomia, dans la chefferie de Bahema Banywagi en territoire de Djugu. À la base, des affrontements entre les Forces armées de la RDC et les éléments de la milice Zaïre dans la région de Nyamamba.
Tout était parti d’une attaque lancée par ces miliciens contre une position de l’armée qui a, vite, répliqué avant que le secteur opérationnel Ituri ne renforce ces zones lacustres en effectif militaire.
« C’est à Nyamamba que nous étions victimes d’une attaque ciblée du groupe armé Zaïre qui a attaqué l’une de nos positions. Et grâce à notre vigilance, les forces armées ont riposté, ont poursuivi l’ennemi et, actuellement, les combats sont en cours. Il y a un renfort qui est venu. Nous l’avons toujours dit, que le groupe armé Zaïre veut à tout prix contrôler le littoral pour faire une tête de pont dans la zone », explique le porte-parole du commandement secteur opérationnel Ituri.
Au sein de la population, c’était un véritable sauve-qui-peut qui a été observé, voire une débandade couplée au déplacement de la population de Tchomia vers Kasenyi craignant pour leur sécurité.
Lire aussi : Bouclage des FARDC à Djugu : 3 miliciens Zaïre arrêtés avec 400 munitions dans un site de déplacés
Du côté armée, le lieutenant Jules Ngongo rassure, dans une interview exclusive accordée à buniaactualite.cd, que la situation sera bientôt calmée, car les combats se poursuivent : « Sabe, Tchomia, Kasenyi, Nyamamba sont actuellement pacifiés, où les forces armées contrôlent la situation entièrement. »
Pas plus tard que le lundi 24 février dernier, les FARDC avaient arrêté 3 miliciens Zaïre avec 3 armes AK-47 et 400 munitions de guerre dans un site de déplacés Nyamusasi, toujours dans la zone lacustre.
Nickson Manzekele

