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    Une nouvelle flambée de violences a frappé ce samedi plusieurs villages du groupement Dirokpa, dans la chefferie de Bahema Nord, territoire de Djugu (province de l’Ituri), où des miliciens de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) ont mené des attaques sanglantes.

    La société civile locale, notamment celle des Bahema Nord, alerte sur des pertes humaines et des destructions massives, dans un contexte sécuritaire déjà fragile.

    Selon Charité Banza, acteur de la société civile de Bahema Nord, des habitations ont été incendiées lors de cette offensive, et des cas de morts sont à craindre. Toutefois, il est encore difficile de dresser un bilan chiffré précis en raison de l’insécurité persistante dans la zone.

    Une recrudescence des violences qui pousse Charité Banza à inviter les autorités militaires et administratives à une « intervention urgente » pour protéger les populations civiles et « restaurer l’ordre » dans cette partie de l’Ituri longtemps meurtrie par des conflits armés.

    En parallèle, le Comité Associatif Résolu pour la Défense des Droits Humains (COARDHO), antenne de Djugu, tire la sonnette d’alarme sur la multiplication des cas isolés d’insécurité dans le territoire. Son coordonnateur, Benjamin Ngabu, exhorte les autorités coutumières et les représentants des différentes communautés locales à jouer pleinement leur rôle de médiateurs et de bâtisseurs de la paix. Il a fait savoir à la Radio Canal Révélation Bunia.

    Le territoire de Djugu reste l’un des foyers les plus instables de l’Ituri. Les attaques attribuées à la milice CODECO visent fréquemment des civils, aggravant la situation sécuritaire et poussant des milliers de familles à fuir leurs localités. Même des militaires ont récemment été tués, selon des sources concordantes. Jusque-là, le porte-parole des opérations militaires en Ituri n’a pas encore réagi.

    Rédaction

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