La commune rurale de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu en Ituri, est en deuil. Jonathan Imbalapayi, président de la société civile de Mongbwalu et ses environs, est décédé dans l’avant-midi de ce samedi 6 juin, selon plusieurs sources locales.
Connu pour son engagement communautaire, Jonathan Imbalapayi s’était particulièrement investi ces dernières semaines dans la lutte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui frappe plusieurs localités de l’Ituri. À travers les médias locaux et différentes campagnes de sensibilisation, il appelait régulièrement la population au respect des mesures de prévention et à la collaboration avec les équipes de riposte.
Infirmier de formation, il participait également à la prise en charge des malades et au transfert des cas suspects vers les structures sanitaires spécialisées, notamment l’Hôpital général de référence.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, c’est au cours de ces interventions humanitaires et médicales qu’il aurait été exposé au virus. Aucune communication sanitaire officielle n’avait toutefois confirmé, au moment de la rédaction de cet article, les circonstances exactes de sa contamination.
L’annonce de son décès a provoqué une vive émotion au sein de la population de Mongbwalu. Sur les réseaux sociaux comme dans les milieux communautaires, de nombreux messages rendent hommage à un homme décrit comme dévoué à la défense des intérêts de la population et engagé dans les actions de développement local.
Le Service Genre, Famille et Enfant de Mongbwalu a également exprimé sa profonde tristesse face à cette disparition. Pour ses responsables, cette perte doit servir de rappel sur la gravité de l’épidémie qui sévit actuellement dans la région.
« Nous sommes sans mot. Il s’agit d’une perte très énorme. Nous demandons à la population de Mongbwalu de croire que Ebola existe. Ebola nous a fait perdre beaucoup de personnes importantes et utiles dans notre commune », a déclaré Madame Jeanne Njangusi, responsable intérimaire du service Genre, Famille et Enfant de Mongbwalu.
Au-delà de l’émotion, cette disparition relance les appels des autorités sanitaires et des acteurs communautaires en faveur du respect strict des mesures de prévention. Dans une zone considérée comme l’un des foyers les plus touchés par l’épidémie, les responsables locaux insistent sur l’importance du signalement rapide des cas suspects, de l’évitement des contacts à risque et de la collaboration avec les équipes de riposte.
La disparition de Jonathan Imbalapayi laisse un vide au sein de la société civile de Mongbwalu. Pour beaucoup, son engagement jusqu’au bout dans la sensibilisation et l’assistance aux populations restera le symbole d’un combat mené au service de la communauté face à l’une des crises sanitaires les plus redoutables que connaît actuellement l’Ituri.
Rédaction

