Archives

    Les administrateurs des territoires d’Aru et de Mahagi, accompagnés des membres de leurs comités locaux de sécurité, se sont rendus ce jeudi 27 août 2026 à Ameri, dans le cadre des démarches visant à apaiser le conflit de limites opposant deux communautés de ces territoires voisins, dans le nord de l’Ituri.

    La rencontre a réuni les autorités administratives et sécuritaires des deux territoires autour de la question de la limite entre le groupement Alivu Nyoro, dans la chefferie des Lu, en territoire d’Aru, et le groupement Djupakanya, dans la chefferie des Alur-Djuganda, en territoire de Mahagi.

    Après les échanges tenus à Ameri, les deux délégations se sont déplacées sur le terrain, notamment dans la zone faisant l’objet de contestations entre les communautés concernées.

    À l’issue de cette descente, les autorités territoriales ont appelé les populations des deux côtés à privilégier l’amour, l’unité et la cohabitation pacifique, tout en respectant les limites administratives actuellement établies, en attendant les décisions définitives des autorités compétentes de l’État congolais.

    La société civile salue la démarche des autorités

    Cette descente sur le terrain a été saluée par la société civile de la chefferie des Alur-Djuganda. Pour cette structure citoyenne, la présence des autorités administratives des deux territoires constitue un signal encourageant dans la recherche d’une solution pacifique à ce différend.

    Joseph Berocan, acteur de la société civile dans la région, appelle toutefois les autorités à rester davantage attentives aux préoccupations de la population et à intervenir rapidement lorsque des situations sensibles commencent à se manifester.

    « Les autorités doivent être attentives aux problèmes de la population et agir rapidement, au lieu d’intervenir en retard, surtout dans des situations sensibles comme les conflits de limites », a-t-il fait savoir.

    Pour rappel, le conflit de limites entre les groupements Djupakanya et Alivu Nyoro remonte au mois d’avril 2026.

    Selon les informations recueillies dans la région, les tensions auraient notamment été exacerbées à la suite de l’assassinat d’un jeune homme présenté comme étant soupçonné d’avoir volé une moto.

    Depuis lors, la situation a suscité des inquiétudes au sein des communautés vivant dans cette zone frontalière entre les territoires d’Aru et de Mahagi.

    La présence conjointe des autorités des deux territoires sur le terrain est ainsi perçue par la société civile comme une étape importante pour prévenir une nouvelle escalade et favoriser le retour d’un climat de paix et de confiance entre les communautés.

    La rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!