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    La situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs zones de la province de l’Ituri, où les violences armées, les déplacements massifs de populations et les difficultés d’accès à l’aide aggravent les conditions de vie des civils.

    Dans un rapport de situation publié le 19 mai 2026, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique que près de 980 000 personnes étaient déplacées internes en Ituri au 30 avril 2026.

    Le territoire de Djugu figure parmi les zones les plus affectées. Dans la zone de santé de Fataki, particulièrement autour de la localité de Bule, l’insécurité reste persistante. Selon OCHA et des sources locales citées dans le rapport, les violences des groupes armés continuent d’exposer les civils à de graves risques et limitent fortement l’accès aux champs ainsi qu’aux moyens de subsistance.

    Entre le 6 et le 28 avril, plus de dix personnes auraient été tuées et une vingtaine d’autres blessées parmi les déplacés internes qui tentaient de chercher de la nourriture près du site de Plaine Savo.

    La situation alimentaire devient de plus en plus préoccupante pour les déplacés. L’accès humanitaire au site demeure fortement réduit à cause des affrontements dans les environs. Toujours selon le rapport, la dernière distribution alimentaire dans cette zone remonte à décembre 2025.

    Cette insécurité persistante a provoqué l’abandon presque total de Bule. De nombreux habitants ont fui vers le site de déplacés de Plaine Savo, tandis que plus de 26 800 personnes ont quitté la zone de santé de Fataki vers celle de Rethy durant la première moitié du mois d’avril.

    Le rapport mentionne également de nouveaux affrontements survenus le 28 avril à Pimbo ainsi qu’une attaque armée le 29 avril contre le village de Bbasa. Ces violences auraient fait sept morts et poussé environ 200 personnes à se déplacer vers Jina, où elles auraient d’importants besoins humanitaires, selon les autorités locales.

    Dans le territoire voisin de Mambasa, plus de 29 600 personnes déplacées restent également confrontées à des besoins humanitaires importants sans assistance adéquate jusque-là, souligne OCHA.

    L’organisation humanitaire note enfin que les violences armées continuent de perturber plusieurs services essentiels dans la province, notamment à travers la fermeture d’écoles et de structures de santé, affectant des milliers de personnes.

     

    Verite Johnson

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