Les réticences communautaires demeurent l’un des principaux obstacles à la lutte contre la maladie à virus Ebola en province de l’Ituri. Elles se traduisent par des attitudes de méfiance, de refus ou de résistance d’une partie de la population face aux mesures de prévention et de riposte mises en place par les autorités sanitaires.
Selon Lufungula Adelard, chargé des opérations de la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo, ces réticences constituent l’un des défis majeurs auxquels les équipes de riposte sont confrontées sur le terrain.
S’exprimant au cours d’un point de presse tenu ce mercredi 22 juillet 2026 à Bunia, en province de l’Ituri, il a expliqué que cette méfiance peut se manifester par le refus de se faire dépister, de recevoir des soins ou encore de collaborer avec les équipes de santé. Une telle situation complique les efforts visant à interrompre rapidement la chaîne de transmission du virus.
Lufungula Adelard a insisté sur l’importance de renforcer la sensibilisation et le dialogue avec les communautés afin de restaurer la confiance et d’encourager l’adhésion aux mesures de prévention. Il a rappelé que la participation active de la population est indispensable pour freiner la propagation de la maladie et protéger les communautés contre les risques liés au virus Ebola.
Selon les responsables des opérations de la riposte, 19 laboratoires mobiles sont déjà opérationnels pour appuyer la prise en charge des malades. La province dispose également de 23 centres de traitement, alors que l’épidémie touche désormais 47 zones de santé, a-t-il souligné dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.
Jonathan Bavonga

