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    Dans un point de presse animé à Bunia quelques jours après sa sortie du cachot de l’auditorat militaire, le professeur Ndudanga Kavarios a proposé quelques pistes pour arriver à une cohésion sociale en Ituri en vue d’éradiquer les groupes armés locaux.

    Pour lui, les communautés Ituriennes devraient, de prime abord, recourir au mode de vie des anciens pour comprendre ce qui favorise une bonne cohabitation malgré la diversité culturelle .

    Pour cela, le notable encourage la célébration des mariages intercommunautaires qui pourraient faciliter la mise en place du système communément appelé «Bunoko» ayant produit de bons résultats dans d’autres régions du pays.

    « Il fallait encourager les mariages dans les communautés qui vivent en adversité, ça va nous amener à l’onclerie qui va mettre par terre ce que nous vivons aujourd’hui. Parce qu’on ne saura tuer l’enfant de sa sœur » dit-il dans des propos recueillis par buniaactualite.com

    Depuis la guerre interethnique survenue dans cette province entre 1999 et 2003, il est rare d’assister à Bunia et mêle à l’intérieur, à une union matrimoniale entre jeunes des tribus différentes, principalement celles qui s’étaient fait la guerre.

    Cet expert en économie monétaire de l’université du CEPROMAD a également invité l’opinion de l’Ituri à toujours dissocier les groupes armés actuels, malgré leurs connotations, de différentes communautés.

    «Tous les Hema ne sont pas de Zaïre, tous les Bira ne sont pas de FPIC, tous les Lendu ne sont pas de CODECO. Je crois qu’on doit commencer à se détacher de cette confusion » a-t-il conclu.

    Marcus Jean Loika

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