Le site des personnes déplacées de Kasenyi, situé sur le littoral du lac Albert, traverse une situation alarmante marquée par une insuffisance criante d’eau potable. Une réalité de plus en plus préoccupante pour ces familles déjà vulnérables.
Le président du site, Muno Jari Jacques, a tiré la sonnette d’alarme ce mardi 10 février 2026, lors d’un échange avec la presse. Selon lui, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les déplacés. Une situation qu’il qualifie de critique.
« L’eau, c’est la vie, et nous sommes en train de lutter pour survivre », a-t-il déclaré.
Muno Jari Jacques explique que les rares robinets disponibles sur le site sont partagés entre les déplacés et les communautés riveraines, ce qui aggrave davantage la pénurie. Face à cette pression croissante, il lance un appel pressant aux organisations humanitaires afin qu’elles interviennent en urgence, notamment par l’installation de nouveaux points d’eau pour soulager cette population en détresse.
« Nous demandons aux organisations humanitaires de nous aider à résoudre ce problème d’eau potable. Nous sommes prêts à collaborer avec eux pour trouver des solutions durables », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que ces derniers jours, les personnes déplacées vivant sur le site de Kasenyi font face à de multiples défis, tant sur le plan humanitaire que sanitaire et social.
Déjà fragilisés par leur situation de précarité, les déplacés de Kasenyi voient leurs conditions de vie se détériorer davantage. Une intervention rapide des acteurs humanitaires apparaît aujourd’hui indispensable pour soulager ces populations et prévenir une crise humanitaire imminente.
Lydia Tchombe

