Le Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a lancé, ce mardi, une session de formation destinée à ses organisations partenaires autour de l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes relevant de son mandat.
Prévue du 19 au 21 mai 2026, cette formation vise à renforcer les « écosystèmes », autrement dit l’ensemble des structures qui collaborent avec le FONAREV afin d’assurer une prise en charge complète et efficace des victimes.
Pour le Directeur de la Direction d’aide et accès à la justice, Gustave Musiala, cette initiative répond à une nécessité urgente, alors que plusieurs victimes continuent de faire face à d’importantes difficultés pour accéder à la justice et faire valoir leurs droits.
« À travers ce renforcement des capacités, le FONAREV réaffirme son engagement à accompagner les victimes afin de garantir une réponse professionnelle qui les rétablit dans leurs droits », a-t-il déclaré.
Le responsable a également insisté sur l’importance de l’accompagnement juridique dans le processus de réparation des victimes.
« L’accompagnement juridique et judiciaire des victimes ne se limite pas à l’assistance procédurale. Il constitue un véritable mécanisme de restauration de la dignité humaine », a-t-il souligné.
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Présent à l’ouverture de cette session, Uringi Pandolo, directeur de cabinet du gouverneur militaire de l’Ituri, a salué cette initiative dans une province marquée depuis plusieurs années par les violences et les conflits armés.
« L’Ituri subit des atrocités depuis des décennies. Cette formation est capitale pour que les victimes soient rétablies dans leurs droits », a-t-il affirmé.
Il s’agit de la deuxième formation du genre organisée par le FONAREV. La première, tenue sur la même thématique, avait réuni une centaine de défenseurs des droits humains, notamment des avocats, magistrats et juristes venus de différents coins de la province.
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