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    La ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri vit dans une vive tension depuis le matin de ce mardi 11 juin, à la suite de la montée de l’insécurité dans le territoire de Djugu situé à 75 kilomètres. La plupart des activités socio-économiques, notamment les boutiques, magasins, marchés, pharmacies, écoles, banques, restent fermés pendant que des déplacés en provenance de Djugu et d’autres villages environnants arrivent en masse.

    Jean Bosco Assamba, député provincial élu de cette ville ajoute à cela le blocage des axes routiers Bunia- Mungwalu et Bunia-Mahagi servant au ravitaillement en vivres et autres produits manufacturés en provenance de l’Ouganda.

    Conséquence, une crise alimentaire frappe à la porte de Bunia, alerte l’honorable As samba.

    « Nous craignons que la ville soit enclavée, c’est Djugu, Mahagi et certains coins d’Irumu qui alimentent Bunia en vivres, les routes sont bloquées et les déplacés viennent de partout sans assistance » s’inquiètet-il dans un entretien avec buniaactualite.com

    Sur le terrain, un calme apparant s’observe depuis le matin de ce mercredi 12 juin à la suite d’un appel lancé par communauté Hema à observer 3 jours de deuil accompagnés d’une paralysie des activités, en vue de pleurer les dizaines de morts enregistrés entre lundi et mardi dernier dans les récentes violences à Djugu.

    La route nationale 27 qui ouvre la ville de Bunia à la frontière ougandaise via les territoires de Djugu et de Mahagi est coupée à la circulation. Plusieurs barricades y sont érigées par des jeunes en colère, principalement à Pimbo, secteur de Walendu Djatsi, où deux voitures ont même essayé des tirs ce mardi 11 juin, causant la mort d’au moins deux personnes selon des sources locales.

    La Rédaction

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