Archives
    1. Le bilan de l’attaque menée jeudi 7 mai par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) à Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa dans la province de l’Ituri, s’est alourdi.

    Selon un bilan encore provisoire communiqué vendredi 8 mai par Rams Malikidogo, responsable de l’Association pour la protection et défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF/Mambasa), au moins 21 civils ont été tués lors de cette incursion armée.

    « Après les fouilles menées ce vendredi par des jeunes accompagnés de quelques membres du comité local de sécurité, plusieurs autres corps ont été découverts. Le bilan passe désormais de 14 à 21 civils tués », a-t-il déclaré.

    D’après cette organisation de défense des droits humains, les assaillants auraient simultanément ciblé les blocs de Lalia et Vatican. Le décompte provisoire fait état de 14 corps retrouvés à Lalia, un à Vatican, deux sur la route Kotakoli et deux autres à Central, dans une zone toujours difficile d’accès.

    Outre les pertes humaines, trois personnes ont été blessées par balles. L’une d’elles a succombé à ses blessures ce vendredi.

    Les rebelles auraient ensuite pris la direction de Kawame où une autre personne a été tuée. Sur place, un camp des miliciens de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) aurait été incendié et plusieurs personnes seraient portées disparues, parmi lesquelles un habitant connu sous le nom de Papa Salu et son fils, présentés comme des otages.

    D’importants dégâts matériels ont également été enregistrés. Selon l’APDEF, six motos ont été incendiées, deux maisons réduites en cendres et une boutique pillée avant d’être brûlée.

    La société civile locale déplore également l’absence de poursuite immédiate des assaillants après leur attaque, ce qui alimente davantage l’inquiétude de la population.

    De leur côté, les autorités locales appellent les habitants à rester vigilants et à signaler tout mouvement suspect aux services de sécurité et de défense, placés en état d’alerte maximale dans la zone.

    À Biakato, une forte psychose continue de régner au sein de la population après cette nouvelle attaque meurtrière attribuée aux ADF.

    Yves Romaric Baraka

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!