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    Le Bureau d’information et de défense des droits de l’homme de Djugu (BIDH Djugu) appelle les autorités et les acteurs humanitaires à garantir des conditions dignes aux déplacés ayant quitté le site de Kigonze, à Bunia, et demande que tout éventuel retour vers leurs villages d’origine dans le territoire de Djugu soit précédé d’une évaluation des conditions de sécurité.

    Dans une correspondance datée du 25 septembre 2026, consultée par Buniaactualite.cd, cette organisation de défense des droits humains se dit préoccupée par les conditions dans lesquelles des familles déplacées ont quitté le site.

    Le BIDH qualifie l’opération de « désengorgement forcé » et estime qu’elle aurait été menée sans concertation suffisante ni mesures d’accompagnement appropriées. Ces affirmations n’ont pas pu être indépendamment vérifiées par notre rédaction.

    L’organisation fait notamment état de familles confrontées à des difficultés d’accès aux abris et à certains services essentiels après leur départ du site. Elle évoque également des risques de protection liés à la dispersion de certains déplacés.

    Le BIDH demande des garanties avant tout retour à Djugu

    Pour cette organisation, le départ du site de Kigonze ne devrait pas conduire automatiquement au retour immédiat des déplacés dans leurs villages d’origine.

    Elle demande que les familles disposent d’abord du temps nécessaire pour évaluer la situation dans les localités qu’elles avaient abandonnées en raison de l’insécurité.

    « S’il faut un retour à Djugu, cela demande du temps afin que les familles puissent visiter les lieux longtemps abandonnés [et] vérifier si la sécurité […] est rétablie », écrit le BIDH.

    L’organisation recommande également une phase préalable d’information et de sensibilisation ainsi qu’un accompagnement des familles si les conditions permettent effectivement leur retour.

    Elle appelle parallèlement les autorités à identifier des solutions d’accueil pour les personnes qui ne seraient pas encore en mesure de regagner leurs milieux d’origine, avec un accès notamment à l’abri, à l’eau, aux soins et aux autres services essentiels.

    Une première alerte après les tirs du 20 septembre

    Cette nouvelle prise de position intervient cinq jours après une première lettre ouverte du BIDH consacrée aux événements survenus au site de Kigonze.

    Dans cette correspondance datée du 20 septembre, l’organisation rapportait que plusieurs coups de feu avaient été entendus vers 4 heures du matin pendant une opération de bouclage menée par les services de sécurité.

    Le BIDH affirmait également que des déplacés auraient été blessés. Il réclamait alors une enquête indépendante, la publication du bilan de l’opération ainsi que le renforcement de la protection des personnes déplacées.

    A lire aussi : Bunia : incendie au site de Kigonze après plusieurs jours de tensions, la situation des déplacés inquiète

    Dans sa nouvelle correspondance, l’organisation appelle à une coordination entre les autorités provinciales, les services de sécurité, les organisations humanitaires et la société civile pour rechercher une solution à la situation des anciens occupants du site.

    La position des autorités provinciales sur les nouvelles préoccupations soulevées par le BIDH n’était pas reprise dans les deux documents consultés par Buniaactualite.cd.

    Rédaction

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