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    Saluant les opérations militaires contre la CRP de Thomas Lubanga dans la région de Berunda, un notable de Djugu a aussi profité de l’occasion pour appeler les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au professionnalisme. 

    De violents affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la CRP, dirigée par l’ancien condamné de la Cour pénale internationale (CPI), Thomas Lubanga, se sont déroulés à Berunda, d’après Dratshuba Lufuga, un notable de Djugu.

    Les combats, survenus du vendredi 5 au dimanche 7 décembre, ont provoqué un lourd bilan humain et matériel. Au moins quatre civils, dont des figures communautaires, ont été abattus, tandis que plus de 200 maisons ont été incendiées, selon des sources locales.

    Les affrontements se sont concentrés dans la zone de Berunda-Musima. Selon un notable de la région, les FARDC ont repris le contrôle de cette localité après quelques jours de combats intenses.

    Cependant, le retrait des combattants de la CRP s’est accompagné de destructions et de pillages. Plus de 200 habitations incendiées, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante.

    Les localités les plus touchées par ces destructions sont : Kudja-Ngome, Be, Tchutcho-mbo, Ngukle, Bozza-Gote, Tchupa et autres.

    Le bilan humain est particulièrement dramatique pour les leaders locaux. Les victimes, abattues par balles, sont : Faustin, pharmacien et chef coutumier, exécuté à Ngukle dans sa pharmacie. Innocent, berger et responsable de l’église catholique, tué à Bozza. Deux autres civils, une mère évangéliste et un chef de chorale, ont été assassinés à Gote.

    Trois des victimes ont été inhumées à Bozza, tandis que le corps du chef coutumier Faustin a été transporté à la morgue de Bunia. Les habitants dénoncent la « mort gratuite » de ces civils.

    Le notable Dratshuba a lancé un appel aux forces armées pour qu’elles assurent la sécurité des habitants et respectent leurs biens, travailler dans ce qu’il appelle le  » professionnalisme « .

    « Vous êtes l’armée du gouvernement et de la nation. Lorsque vous reprenez le contrôle d’une zone ou d’un village, vous ne devez pas harceler ni piller la population. Votre mission est de protéger les citoyens et leurs biens », a-t-il plaidé.

    Cette nouvelle flambée de violence relance l’inquiétude sur l’instabilité persistante à Djugu, où l’activité de groupes armés comme la CRP continue de menacer la population. Si l’armée n’a pas encore réagi face à ces accusations, le lieutenant Jules Ngongo ne cesse, depuis un certain temps, d’appeler la population à se dissocier de la rébellion de la CRP.

    Rédaction

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