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    L’assistance nationale des droits de l’homme (ANDH) appelle les autorités congolaises à créer des parquets dans plusieurs chefferies du territoire d’Aru, en Ituri. L’organisation estime que cette mesure est indispensable pour rapprocher la justice des populations et mettre fin aux nombreuses violations des droits fondamentaux constatées dans cette partie de la province.

    Dans un plaidoyer rendu public, le coordonnateur et formateur national de l’ANDH, Isaac Kitwa Merveille, demande aux autorités compétentes de la République démocratique du Congo de procéder à la création de parquets dans les différentes chefferies du territoire d’Aru.

    Cette requête intervient alors que l’organisation poursuit l’implantation de ses structures dans le territoire. Après l’ouverture d’un bureau à Ariwara, l’ANDH mène actuellement une mission dans la chefferie de Kakwa, à Ingbokolo, en vue d’y installer un nouveau bureau des droits de l’homme.

    Selon l’organisation, cette mission a permis de constater que plusieurs chefferies d’Aru ne disposent d’aucun parquet. Une situation qui contraint les justiciables à parcourir de longues distances pour accéder à un magistrat, rendant l’accès à la justice difficile, coûteux et parfois impossible.

    L’ANDH affirme également que cette absence d’institutions judiciaires de proximité favorise des violations répétées des droits humains. Elle cite notamment le dépassement du délai légal de garde à vue de 48 heures par certains Officiers de Police Judiciaire (OPJ), privant ainsi les victimes de recours rapides et efficaces.

    Face à ce constat, l’organisation plaide pour la création immédiate de parquets dans les différentes chefferies du territoire d’Aru, l’affectation d’un nombre suffisant de magistrats ainsi que le renforcement de la présence des institutions judiciaires dans les zones rurales afin de lutter contre l’impunité et de garantir le respect des droits de l’homme.

    « L’accès à la justice est un droit fondamental. Une justice éloignée est une justice difficilement accessible, et une population privée d’un accès effectif à la justice demeure exposée aux abus et aux violations de ses droits », rappelle l’ANDH.

    L’organisation invite enfin les autorités judiciaires et gouvernementales à agir sans délai afin de rapprocher la justice des populations, de soulager les difficultés des justiciables et de consolider l’État de droit dans la province de l’Ituri.

    Jonathan Bavonga

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