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    L’Association nationale des mamans pour l’aide aux déshérités (ANAMAD) a lancé, vendredi 14 août 2026 à Bunia, un projet consacré à la réinsertion socio-économique de 610 survivantes de violences sexuelles liées aux conflits en Ituri.

    Financé par le gouvernement du Canada à travers le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le projet prévoit notamment la mise en place d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit des bénéficiaires.

    La cérémonie de lancement a réuni plusieurs parties prenantes à la mise en œuvre du projet. Les échanges ont notamment porté sur les modalités d’intervention, ainsi que sur les observations et recommandations des différents acteurs.

    Selon l’ANAMAD, le projet part du constat que, malgré les prises en charge médicale, psychosociale et juridique dont bénéficient certaines survivantes, leur réinsertion économique demeure insuffisamment prise en compte.

    L’organisation considère l’autonomisation économique comme un élément important du processus de résilience et de réintégration sociale des survivantes.

    Les activités seront menées dans plusieurs zones de santé, notamment Bunia, Mahagi, Aru et Nizi, dans le territoire de Djugu, à travers les Centres intégrés de services multisectoriels (CISM).

    Au-delà du financement des AGR, l’ANAMAD prévoit d’accompagner les bénéficiaires dans la structuration et la consolidation de leurs activités.

    L’organisation envisage notamment une collaboration avec la Division des affaires sociales afin de faciliter, dans la mesure du possible, l’accès des bénéficiaires aux dispositifs d’accompagnement existants et de tenir compte de leurs difficultés économiques au démarrage.

    L’ANAMAD souhaite également encourager la formalisation progressive des activités développées par les bénéficiaires, afin de leur permettre d’accéder à d’autres opportunités économiques et mécanismes d’appui.

    Le PNUD insiste sur la coordination avec l’État

    Présent à la cérémonie, Axel Kitoga, chef de bureau du PNUD, a rappelé que l’appui accordé à ce projet s’inscrit dans le soutien aux initiatives locales de lutte contre les violences basées sur le genre et d’accompagnement des survivantes.

    Il a appelé l’ANAMAD à renforcer la coordination avec les mécanismes existants, notamment les clusters et autres cadres de concertation.

    Selon lui, les services de l’État doivent être régulièrement associés aux interventions afin d’en garantir la cohérence et la durabilité.

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    Le projet prévoit également un dispositif d’évaluation. L’Institut national de la statistique (INS) devrait contribuer à mesurer l’atteinte des indicateurs définis au lancement.

    Cette évaluation devra notamment permettre d’apprécier les résultats obtenus auprès des 610 bénéficiaires et l’évolution de leur situation à la suite des activités de réinsertion économique.

    Du côté de la Division du genre, famille et enfant, les différents acteurs ont été invités à s’approprier le projet.

    Stanislas Bandombélé, chef de bureau des services généraux à cette division, a appelé les parties prenantes à contribuer à sa réussite.

    « Une survivante accompagnée est un espoir pour nos communautés », a-t-il déclaré.

    À travers ce projet, l’ANAMAD entend ainsi faire de l’autonomisation économique un volet complémentaire de la prise en charge des survivantes de violences sexuelles liées aux conflits en Ituri.

    Rédaction

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