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    Plus de 20 ans après, la Sokimo redevient un opérateur minier
    La nouvelle usine de la Sokimo à Nizi
    Image d’illustration
    ©Photo LG
    La compagnie publique congolaise Société des mines de Kilo-Moto (Sokimo) a averti Randgold Resources qu’elle fera «valoir ses droits» si elle cède sa participation dans le projet aurifère Kibali dans le cadre de la prise de contrôle annoncée cette semaine.

    Barrick a conclu un accord pour fusionner avec Randgold dans le cadre d’une opération d’une valeur de 18,3 milliards $ visant à créer la plus grande société aurifère du monde en valeur et en production.

    «Sokimo […] fera valoir ses droits, dans cette énième illustration d’opérations de cession de contrôle entre grands groupes mondiaux, conçues et structurées pour s’imposer sans discussion préalable dans les pays d’où sont extraites les ressources qui font leur richesse.», indique, dans un communiqué parvenu à Agence Ecofin, la société qui possède 10% d’intérêts dans le projet Kibali (Randgold et AngloGold détiennent chacun 45%).

    Le même langage sur la revendication des droits a été utilisé contre Freeport McMoRan par l’autre société minière publique congolaise, Gécamines, lorsque la compagnie américaine a annoncé en 2016 la vente de sa participation dans la mine de cuivre Tenke Fungurume à China Molybdenum. Gécamines a reçu 100 millions $ dans un règlement pour abandonner ses objections.

    Notons que Randgold (ainsi que d’autres compagnies étrangères) et les autorités congolaises se sont enlisées cette année dans un âpre différend au sujet de la révision du code minier qui augmente les redevances et supprime une clause de stabilité de 10 ans.

    Agence Ecofin via buniaactualite.com

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