Une vive controverse oppose Banza Muhimba à plusieurs responsables des services techniques de l’État en Ituri. Au cœur du différend figurent des publications diffusées sur les réseaux sociaux dans lesquelles l’intéressé dénonce ce qu’il présente comme des cas de tracasseries administratives, de mauvaise gouvernance et d’incompétence au sein de certains services publics.
Parmi les institutions visées figurent notamment la Division provinciale du Cadastre, le Bureau technique de contrôle (BTC), les services de l’Urbanisme, le Conservateur des titres immobiliers ainsi que le GUPEC.
Dans ses différentes publications, Banza Muhimba critique la gestion du secteur foncier et appelle les autorités à renforcer la redevabilité des responsables administratifs.
En réaction, plusieurs responsables des services concernés rejettent ces accusations. Ils estiment que ces publications portent atteinte à l’image de leurs institutions et affirment que les allégations relayées sur les réseaux sociaux ne reposent pas sur des décisions de justice.
Selon ces responsables, Banza Muhimba aurait, après sa sortie de la prison centrale de Bunia, entrepris plusieurs démarches auprès de certains services publics. Ils lui attribuent également des demandes d’explications sur divers dossiers administratifs ainsi que d’autres comportements qu’ils jugent inappropriés. Ces allégations n’ont toutefois pas été établies par une décision judiciaire, et Banza Muhimba ne s’est pas exprimé publiquement sur ces accusations précises.
Ils affirment également que l’auteur présumé de ces publications se présente sous différentes qualités, notamment comme journaliste d’investigation, acteur politique ou défenseur des droits humains, et souhaitent que les autorités compétentes apprécient la conformité de ses activités avec les dispositions légales en vigueur.
Les responsables concernés demandent aux autorités compétentes d’examiner les faits et, si des infractions sont établies, d’engager les procédures prévues par la loi, dans le respect de la présomption d’innocence.
Banza Muhimba dit « défendre une démarche de veille citoyenne »
De son côté, Banza Muhimba présente ses interventions comme un exercice de veille citoyenne destiné à dénoncer les dysfonctionnements de l’administration publique et à promouvoir davantage de transparence.
Dans une publication relayée par MTZBOSOLOTV, il soutient que ses dénonciations visent à attirer l’attention des autorités sur des pratiques qu’il considère contraires à la bonne gouvernance.
A lire aussi : Infrastructures en Ituri : John Banza visite le Stade Moderne de Kindia et fait des annonce clés
Le média rapporte également que le Bureau technique de contrôle (BTC) a indiqué ne pas s’associer au communiqué conjoint signé par certains chefs de division, prenant ainsi ses distances avec cette démarche. Buniaactualite.cd n’a pas pu vérifier de manière indépendante cette affirmation auprès du BTC.
À ce stade, aucune décision de justice n’a établi le bien-fondé des accusations formulées par l’une ou l’autre des parties. Le différend demeure donc un contentieux opposant un « lanceur d’alerte autoproclamé » à plusieurs responsables administratifs.
Rédaction

