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    « La jeunesse est l’avenir de demain », dit-on. Mais que devient cet avenir lorsque cette jeunesse est manipulée ?
    C’est la question centrale soulevée par Bruno Kamanda Nen’ling, analyste indépendant, dans une lettre ouverte rendue publique à la veille de l’année 2026.

    Depuis 2017, la province de l’Ituri est en proie à une succession de conflits intercommunautaires qui l’ont enfermée dans un cycle de violences persistantes. Cette situation a profondément ébranlé la confiance qui existait autrefois entre les différentes communautés, plongeant une grande partie de la jeunesse dans le désespoir et l’enracinement des antivaleurs.

    « L’Ituri est meurtri, sa dignité piétinée, et sa population condamnée à survivre au lieu de vivre pleinement des immenses richesses que lui offre sa terre », peut-on lire dans cette lettre.

    Dans ce climat d’instabilité, la jeunesse apparaît comme la principale victime. Exposée aux conflits, massacres, crimes et au pillage systématique des ressources, elle devient une cible facile pour les manipulateurs.

    Au fil des années, la province a enregistré de nombreux cas d’écoles, d’hôpitaux et de marchés incendiés, plongeant ainsi toute une génération dans l’obscurité.

    « Détruire l’école, c’est détruire nos chances de libération ; incendier les hôpitaux, c’est accepter l’esclavage de la maladie ; nous autodétruire, c’est livrer notre avenir à ceux qui ne cherchent qu’à nous exploiter », a-t-il déploré.

    Un appel à la vigilance et à la responsabilité

    Face à ce fléau, Bruno Kamanda Nen’ling appelle la jeunesse iturienne à faire preuve de vigilance, d’unité et de responsabilité afin de relever une province longtemps meurtrie par les atrocités.

    « À vous, jeunes encore engagés dans des combats qui ne servent ni le peuple ni le développement, il est temps de rompre avec la logique de destruction », a-t-il déclaré, tout en avertissant que ceux qui les manipulent aujourd’hui les abandonneront demain à leur triste sort.

    Pour l’année 2026, la jeunesse est ainsi appelée à refuser d’être l’instrument d’intérêts étrangers et à rejeter toute forme de destruction de sa propre maison, la province de l’Ituri.

    « Demain, ce sont ceux qui étudient, qui construisent, qui unissent et innovent qui dirigeront. Jamais ceux qui détruisent. »

    La jeunesse iturienne est donc invitée, en cette nouvelle année, à s’engager résolument dans la construction d’une province forte, digne et prospère, afin d’offrir un avenir meilleur à la génération présente et à celles à venir.

    Dorcas Faya

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