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    La communauté Alur de Bunia et ses environs (CABE) a fait, ce mercredi 6 mars 2024, une sortie médiatique inattendue. Elle dit qu’elle « n’a ni signé, ni reçu, ni hérité aucun document portant sur sa création ou son adhésion au G-5-A ».

    La CABE insiste qu’elle n’est « ni de près ni de loin membre ou cofondatrice de G-5-A », mais se reconnaît toujours « victime des atrocités des groupes armés de l’Ituri ».

    Cette structure s’appelle G-5-A en référence aux 5 communautés dont Mambisa, Ndo-Okebo, Hema Nyali et Alur. Si Alur n’a jamais été membre, comment la structure a opté pour le nom « G-5 » au lieu de « G-4 » ?

    Peu avant de convoquer la presse, le comité directeur de la communauté Alur venait de s’entretenir avec le gouverneur de province de l’Ituri. Rien n’a filtré de cet entretien. L’Autorité provinciale est-elle derrière cette décision.

    Hypothèse balayée d’un revers de la main par le comité de la CAB qui rassure « que le gouverneur de province n’a aucune influence sur la décision ». 

    « Toute personne qui engage la CAB dans ce groupe dit G-5-A aura effectué un acte de nul effet », rappelle le chef de travaux Octave Vwaweka Dhugire, président de la CABE.

    Même des notables de cette communauté ont été témoins oculaires de ce divorce en plein air. La communauté Alur salue tout de même le processus de paix qui a conduit à la signature des actes d’engagements unilatéraux par les groupes armés locaux. Elle attend le respect de ces engagements de la part des signataires.

    Une désolidarisation dont est au courant Vital Tungolo, président intérimaire de G-5-A. Cependant, pour lui, c’est un « non événement ».

    Rédaction

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