Trois semaines seulement après sa prise de fonctions comme Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan a effectué une mission de deux jours en province de l’Ituri, au nord-est du pays.
Cette première visite de terrain s’inscrit dans une volonté claire : s’imprégner des réalités vécues par les populations dans les zones où la mission onusienne est fortement engagée, mais aussi dans celles où l’insécurité continue de produire des conséquences graves sur le quotidien.
Une mission d’écoute et de proximité
Durant son séjour, le chef de la MONUSCO a multiplié les échanges avec différentes couches sociales, politiques et sécuritaires. Il a notamment rencontré les membres de l’Assemblée provinciale, des représentants de la jeunesse, des femmes ainsi que des autorités sécuritaires.
Dans le territoire de Djugu, à Fataki, il s’est entretenu avec les autorités locales et les leaders communautaires, dans une démarche d’écoute directe des réalités du terrain.
S’exprimant lors d’une conférence de presse quelques minutes avant son retour à Kinshasa, James Swan a dressé un constat clair à l’issue de ces échanges : la situation sécuritaire et humanitaire demeure une préoccupation majeure, tant en Ituri qu’au Nord-Kivu.
« La population a besoin d’accéder à ses champs, d’envoyer ses enfants à l’école et de rentrer chez elle après les déplacements, sans vivre dans la peur », a-t-il déclaré.
Un engagement réaffirmé
Face à ces défis, le responsable onusien a réitéré le mandat de la MONUSCO, qui consiste à protéger les civils et à soutenir les efforts du gouvernement congolais en matière de sécurité.
Il a toutefois précisé que cet appui restera adapté aux réalités du terrain, en particulier dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où les dynamiques sécuritaires évoluent constamment.
Malgré la complexité de la situation, James Swan se montre optimiste à l’issue de cette première mission. Il estime que la paix reste possible dans l’est de la RDC, à condition d’une implication conjointe de toutes les forces vives : autorités politiques, acteurs sécuritaires et communautés locales.
À cette occasion, il a également salué la collaboration entre la MONUSCO et les autorités congolaises, qu’il considère comme un levier essentiel dans la recherche de solutions durables.
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