Le vice-président du site des déplacés de Plaine Savo, situé à Bule dans le territoire de Djugu, a lancé un appel aux autorités compétentes après un nouvel incident impliquant un engin explosif non détoné à proximité du camp.
Selon Emeri Kpaki Mbukana, la présence d’engins non explosés dans les environs du site constitue une menace permanente pour les milliers de déplacés qui y vivent, principalement des femmes, des enfants et des agriculteurs contraints de se rendre quotidiennement dans leurs champs pour assurer leur subsistance.
Cette alerte intervient après l’explosion d’un engin survenue à quelques mètres du site. D’après les informations recueillies, la victime est un déplacé qui se rendait dans son champ lorsqu’il a marché sur un engin explosif abandonné.
Au regard de cette situation, le responsable du site craint que d’autres incidents plus graves ne se produisent si aucune intervention rapide n’est engagée.
« Un déplacé qui était parti dans son champ a trouvé une bombe non éclatée. Nous craignons encore que des situations pires puissent se produire. Il convient aux autorités compétentes de procéder à une vérification pour que les déplacés marchent en paix », a-t-il déclaré le mercredi 3 juin à Canal Révélation.
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Il affirme que l’insécurité demeure préoccupante dans les alentours du camp et que les déplacés vivent dans une peur constante lorsqu’ils quittent le site pour leurs activités quotidiennes.
« Aux alentours du site, il y a l’insécurité totale. Ils ne peuvent pas se déplacer en paix. S’ils se déplacent, il y a des bombes partout », a-t-il ajouté.
Les responsables du site demandent aux autorités civiles, militaires et aux organisations spécialisées dans le déminage d’effectuer une évaluation approfondie de la zone afin d’identifier et neutraliser les engins explosifs encore présents.
Pour les habitants de Plaine Savo, la menace ne provient pas seulement de l’insécurité persistante dans le territoire de Djugu, mais également des restes explosifs de guerre qui continuent de mettre en danger la vie des populations déplacées.
Les leaders communautaires estiment qu’une opération de déminage permettrait de sécuriser les champs, les sentiers et les espaces fréquentés quotidiennement par les déplacés, réduisant ainsi les risques d’accidents mortels.
Dans cette région marquée par plusieurs années de conflits armés, la présence d’engins non explosés demeure l’un des défis sécuritaires majeurs auxquels sont confrontées les populations civiles, particulièrement les personnes déplacées vivant dans des conditions déjà précaires.
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