Au moins six corps ont été signalés mercredi 28 octobre 2026 dans les villages de Musekere, Muganga et Gobu, en chefferie des Bahema-Nord, territoire de Djugu, en province de l’Ituri, après les attaques attribuées aux miliciens de la CODECO survenues dimanche dernier.
Parmi les victimes figure un enfant dont le corps a été retrouvé en état de décomposition. Ce nouveau bilan a été communiqué par Ézéchiel Borigo Dhewi, chef du village de Torgess, joint au téléphone par Canal Révélation.
Selon cette autorité locale, des habitants ayant fui les violences commencent à transmettre des informations sur les victimes restées dans les villages attaqués. Plusieurs dépouilles seraient encore sur place, sans possibilité immédiate de les récupérer.
« Ils parlent d’environ six corps. Certains sont toujours sur place », a-t-il expliqué en swahili, évoquant notamment la découverte du corps d’un enfant.
Face à cette situation, Ézéchiel Borigo Dhewi sollicite l’intervention urgente de la Croix-Rouge pour faciliter la récupération des dépouilles et leur inhumation dans des conditions appropriées.
« Qui va enterrer ces corps alors qu’il n’y a personne sur place ? Il faudrait la Croix-Rouge », a-t-il ajouté.
Le nombre exact de victimes reste difficile à établir, en raison notamment de la fuite des habitants et des difficultés d’accès aux villages concernés. La présence d’autres corps n’est pas exclue, selon les informations recueillies localement.
Les attaques avaient été signalées dimanche 25 octobre dans ces trois villages du groupement Sombuso. Des maisons avaient été incendiées, du bétail pillé et plusieurs familles contraintes de fuir vers les localités riveraines du lac Albert, certaines ayant même traversé la frontière vers l’Ouganda.
A lire aussi : Ituri : trois villages attaqués par la CODECO, des familles fuient vers l’Ouganda
Au moment de la première alerte publiée par Buniaactualite.cd, aucun décès n’avait encore été signalé. Le nouveau témoignage fait désormais état de victimes mortelles, dont certaines dépouilles attendraient toujours d’être récupérées.
Rédaction

