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    La situation sécuritaire continue de se dégrader dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. En l’espace de huit jours, les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) auraient mené 12 attaques dans les groupements Bangole et Mambembe, en chefferie de Babila Babombi, faisant un bilan provisoire d’environ 39 civils tués, plusieurs disparus, des habitations incendiées et d’importants dégâts matériels.

    Ces chiffres sont avancés par l’ONG APDEF (Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables), à travers son point focal à Mambasa, Rams Malikodigo. Dans une déclaration faite ce vendredi 31 juillet, il précise que les deux groupements les plus touchés sont Bangole et Mambembe, situés au sud de Mambasa, le long de la Route nationale 44 (RN44).

    Selon cette source, la douzième attaque est survenue le jeudi 30 juillet. Un corps sans vie a été découvert à Keneombi, un autre à Mongoli, tandis que trois autres dépouilles ont été retrouvées à Kasoko. Deux des victimes ont été acheminées vers Oicha, au Nord-Kivu, et une autre a été enterrée sur place, à Kasoko, dans le groupement Bangole.

    D’après Rams Malikodigo, ces cinq victimes ont été tuées lors des attaques menées entre le 27 et le 29 juillet dans cette partie du groupement Bangole.

    Le responsable de l’APDEF indique qu’entre le 22 et le 29 juillet, la région a enregistré une succession d’attaques qui portent le bilan provisoire à environ 39 civils tués. Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles des enfants scolarisés. L’organisation fait également état de neuf motos incendiées, de nombreuses maisons réduites en cendres et de biens pillés.

    « La situation sécuritaire demeure volantile en groupements Bangole et Mambembe, depuis le 22 juillet Nous avons enregistrés 12 attaques des adf dont la 1ere était sur Manteite ,2eme sur Ndjiapanda Bella,3eme Manzia,4emeKazaroho,5eme Makongo,6eme sur Mikwata,7eme sur Route Mahu ,8eme sur Mangonzi,9eme sur Keneombi,10eme sur Mongoli,11eme sur Nakota et 12eme sur Kasoko Cepac Mbopi 47», a préciser Rams Malikodigo.

    Face à cette série d’attaques, l’ONG APDEF estime que le bilan est particulièrement lourd et appelle les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités afin de protéger les populations civiles.

    Sur le terrain, la peur reste omniprésente. Dans les localités touchées, les activités socio-économiques et agricoles peinent à reprendre. De nombreux habitants continuent d’abandonner leurs villages pour rejoindre des zones qu’ils considèrent comme plus sûres.

    Yves Romaric Baraka

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