L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a fermement condamné les massacres survenus dans la nuit du 1er au 2 avril 2026 dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, attribués aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Lors de l’ouverture de la séance plénière de ce jeudi 2 avril, le président de la chambre basse, Aimé Boji Sangara, a exprimé l’indignation de la représentation nationale face à ces violences ayant coûté la vie à plusieurs dizaines de civils.
Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes, dans un climat de forte émotion au sein de l’hémicycle.
Le speaker a, à cette occasion, appelé le gouvernement à prendre des mesures urgentes afin de restaurer la sécurité dans cette partie du pays, régulièrement endeuillée par les attaques des groupes armés, a appris buniaactualite.cd des sources proches de l’assemblée nationale.
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Cette nouvelle tragédie remet témoigne la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, malgré les opérations militaires en cours, notamment contre les ADF dans les territoires de Mambasa et de Beni.
La question sécuritaire en Ituri demeure ainsi au cœur des préoccupations nationales, avec une pression croissante sur les autorités pour des résultats concrets sur le terrain. Avant cette sortie médiatique de l’assemblée nationale, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, avait aussi condamné les massacres de Muchacha, toujours à Mambasa il y a de cela plusieurs jours.
Sur terrain, surtout dans la région de Mambasa, les acteurs locaux dont ceux de la société civile attendent une « reponse directe et concrète » de la part des autorités, au-delà des discours.
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