À Jina, territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, l’épidémie d’Ebola n’a pas arrêté le travail de celles et ceux qui se battent quotidiennement pour sauver des vies. Parmi eux, Aimée Malosi, sage-femme au Centre de santé de référence de Jina, continue d’accompagner les femmes enceintes et de pratiquer des accouchements, malgré les risques et les difficultés liés à l’épidémie.
Son engagement est aussi marqué par une douloureuse expérience. Elle se souvient notamment du décès d’une jeune patiente à la suite d’une hémorragie du post-partum. Une épreuve qui rappelle combien chaque accouchement peut être un moment délicat et combien la présence d’un personnel soignant préparé est essentielle.
Au début de l’épidémie, la peur était bien présente. Comme d’autres professionnels de santé, Aimée devait composer avec les inquiétudes liées au risque de contamination. Mais les formations reçues et la mise à disposition d’équipements de protection ont progressivement changé sa manière d’aborder son travail. Elle se sent aujourd’hui mieux préparée à poursuivre sa mission auprès des femmes enceintes.
« Au début, j’avais peur. Mais grâce aux formations et aux équipements de protection, cette peur a diminué. Ce qui me motive, c’est de continuer à aider les mamans et à prévenir les décès maternels, même pendant l’épidémie d’Ebola », témoigne-t-elle.
À travers son histoire partagée par le compte X de l’OMS Afrique, c’est aussi le rôle essentiel des sages-femmes dans la continuité des soins maternels en période d’épidémie qui est mis en lumière. Car même lorsque les urgences sanitaires mobilisent l’essentiel de l’attention, les femmes continuent de tomber enceintes, d’accoucher et d’avoir besoin d’une assistance médicale.
À Jina, Aimée Malosi poursuit ainsi son travail, avec une conviction : la peur ne doit pas empêcher de sauver des vies.
Verite Johnson

