Deux civils ont été tués et deux autres restent portés disparus après l’enlèvement de six personnes, dont un enfant, dans le village de Dendro, près de Bule, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Cette nouvelle attaque, attribuée aux miliciens de la CODECO, relance les inquiétudes concernant la sécurité des populations qui tentent de poursuivre leurs activités agricoles.
Selon les informations rapportées jeudi 22 octobre 2026 par Radio Okapi, citant des sources locales et sécuritaires, les six civils avaient été interceptés samedi 17 octobre alors qu’ils se rendaient dans leurs champs.
Les assaillants, présentés comme des éléments de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) venus de Petro, auraient conduit leurs otages vers leur bastion.
Deux des personnes enlevées auraient été exécutées lundi 19 octobre. Leurs corps ont ensuite été retrouvés sur le terrain de football du village de Dendro.
Le lendemain, mardi 20 octobre, une femme et son enfant ont été libérés. Selon les informations recueillies localement, ils auraient subi des tortures et des traitements dégradants pendant leur captivité.
Les deux autres otages demeurent introuvables, leur sort restant inconnu au moment de la publication des premières informations.
Cette attaque met une nouvelle fois en évidence les risques auxquels sont exposés les habitants des zones rurales de Djugu, particulièrement ceux qui dépendent de l’agriculture pour assurer leur subsistance.
Des défenseurs des droits humains condamnent ces violences et appellent les miliciens de la CODECO à respecter leurs engagements pris dans le cadre du processus de paix d’Aru II.
Ils exhortent également les communautés locales à privilégier la cohésion sociale afin d’éviter une nouvelle escalade des tensions.
Ces acteurs dénoncent par ailleurs l’application insuffisante de la mesure provinciale interdisant le port et la circulation illégale des armes à feu.
Cette mesure avait été rappelée dans un communiqué signé le 15 octobre par le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gabriel Kasongo, qui avait annoncé des poursuites contre les détenteurs illégaux d’armes.
La nouvelle attaque soulève ainsi des préoccupations concernant la protection effective des civils et la possibilité, pour les populations rurales, d’accéder à leurs champs sans être exposées aux violences armées.
À ce stade, aucune information sur une éventuelle opération de recherche des deux otages toujours portés disparus n’a été précisée dans les éléments rendus publics.
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