Depuis le début du mois d’avril 2026, le territoire d’Aru, au nord de l’Ituri, traverse une période marquée par une insécurité urbaine grandissante, plongeant la population dans une psychose généralisée. Face à cette situation, le député provincial Antoine Mopepe Agamile sollicite l’implication personnelle du gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya Kashama Johnny, afin de mettre fin à cette crise, rétablir la paix et restaurer l’autorité de l’État dans cette partie de la province.
L’élu provincial a interpellé le gouverneur pour exiger une action urgente face à la recrudescence de l’insécurité, notamment dans le centre commercial d’Ariwara. Il plaide pour un renforcement des patrouilles et dénonce une « négligence » sécuritaire dans ce qu’il qualifie de poumon économique du territoire d’Aru.
« Je déplore cette insécurité qui gagne du terrain, des cas de vols en main armée, les plages, l’extorsion des biens dans des manges sont signalés chaque nuit sans une suite favorable de la sécurité….c’est une situation qui devient très inquiétantes. Ma population vie avec des peurs au ventre…Nous demandons l’implication personnel du gouverneur de l’Ituri pour résoudre urgement cette situation et analyser les doléances des forces vives contenue dans leur mémorandum » a fait entendre Antoine Mopepe Agamile.
Dans ce contexte de détérioration sécuritaire, particulièrement à Ariwara, les forces vives de Zaki ont décrété, depuis ce lundi 27 avril 2026, des journées « villes mortes » illimitées. Leur mémorandum contient plusieurs recommandations, notamment le remplacement immédiat de certains agents des services de sécurité (PNC, ANR, DEMIAP, DGM, entre autres), le renforcement des effectifs de la Police nationale congolaise, la dotation en moyens de transport pour faciliter des interventions rapides, ainsi que l’ouverture d’une enquête générale afin d’identifier les réseaux criminels et établir les responsabilités.
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril 2026, au quartier Male, dans le centre commercial d’Ariwara, quatre personnes ont été blessées par des bandits armés ayant fait irruption au domicile d’un agent de l’Office de contrôle congolais (OCC). Une situation qui ne cesse de se détériorer, plongeant davantage la population dans la peur et la désolation.
Etsoni Ondoa Isaac

