Alors que la province de l’Ituri fait face à la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, plusieurs défaillances ont été observées dans le dispositif de riposte installé au port de Kasenyi, l’un des principaux point de passage entre la RDC et l’Ouganda via le lac Albert.
Lors d’un constat effectué lundi 25 mai 2026 par buniaactualite.cd, plusieurs insuffisances ont été relevées dans les mesures de prévention appliquées aux voyageurs arrivant de l’Ouganda vers la République démocratique du Congo, bien que le mouvement des personnes ne soit limité.
À l’entrée du port, les passagers n’étaient pas systématiquement soumis au lavage des mains. Le dispositif placé sur le site ne contenait pas d’eau potable au moment du passage des voyageurs. La prise de température, pourtant considérée comme une mesure de surveillance essentielle dans le contexte actuel, n’était pas non plus effectuée directement à l’arrivée.
Les voyageurs devaient parcourir plusieurs mètres jusqu’au nouveau bâtiment construit sur le site pour être soumis aux contrôles sanitaires. Entre-temps, plusieurs passagers circulaient librement sans respect visible des mesures de distanciation physique.
Autre préoccupation observée sur place : les conditions de travail du militaire chargé du contrôle des bagages et des effets personnels des voyageurs. Sans gants, sans masque de protection et sans dispositif de désinfection à proximité, cet agent manipulait directement les objets transportés par les passagers, s’exposant potentiellement à des risques sanitaires dans un contexte de forte vigilance contre Ebola.
Cette situation soulève des inquiétudes sur l’efficacité globale du dispositif de prévention dans un point d’entrée stratégique fortement fréquenté par les commerçants, pêcheurs et voyageurs reliant les deux pays.
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Plusieurs observateurs estiment qu’une partie des équipements de prévention installés dans le nouveau bâtiment aurait dû être placée directement à la descente des embarcations ou à l’entrée principale du port afin de limiter les risques de contacts non contrôlés avant le filtrage sanitaire.
Dans le contexte actuel de propagation de la maladie à virus Ebola en Ituri, les points d’entrée frontaliers figurent parmi les zones jugées sensibles par les autorités sanitaires, en raison des mouvements permanents de populations entre la RDC et l’Ouganda.
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