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    Le territoire de Djugu en Ituri a de nouveau été frappé par les violences rebelles. Des hommes armés identifiés aux éléments de la milice de la coopérative pour le développement du Congo (CODECO) ont mené deux incursions distinctes ce mardi 26 août, causant des morts, l’incendie de plusieurs habitations et la panique au sein de la population.

    Selon Josaphat Mandje, chef du groupement Mandje, joint au téléphone par Canal Révélation, une présence de miliciens a été signalée dans l’après-midi près du groupement Kekpa, à quelques kilomètres de Mabanga, dans la chefferie des Mambisa.

    Ce passage a semé la désolation, entraînant l’incendie de plusieurs maisons et des pertes en vies humaines dont le bilan exact n’est pas encore connu. Face à cette situation, le chef de groupement a lancé un appel aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), récemment déployées dans la région de Mabanga, pour qu’elles « contre-carrent toutes les menaces de ces assaillants ».

    Sur des images qui circulent sur les réseaux sociaux, l’on a aperçoit des victimes, majoritairement découpées à la machette, ravivant l’animosité qui règne dans certaines parties du territoire de Djugu depuis plusieurs années.

    Riposte des FARDC près de Nizi

    Par ailleurs, l’armée congolaise a confirmé avoir déjoué une autre incursion de la même milice de la CODECO. Cette attaque a eu lieu dans la localité de Panduru, située à une dizaine de kilomètres de Nizi, toujours dans la chefferie de Mambisa.

    Le bilan de la riposte des FARDC fait état de trois miliciens CODECO tués, a appris buniaactualite.cd. Cependant, dans leur fuite, les assaillants ont incendié quelques maisons appartenant à la population locale, laissant derrière eux des familles dans le désarroi.

    Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région, a précisé que la situation est actuellement « revenue à la normale » et que la zone est « sous le contrôle des FARDC ». Il a affirmé que les forces de sécurité sont « rangées à l’ordre utile de bataille pour mettre fin à toutes les velléités de tous les groupes armés réfractaires au processus de paix ».

    Des acteurs sociaux ne cessent de plaider pour l’éradication de tout groupe armé qui continue à détenir les armes. Récemment, les FARDC ont mené des offensives contres les positions du mouvement d’autodéfense et de Mapi à Irumu et Djugu, conduisant à la conquête des régions jadis sous leur contrôle.

    Rédaction

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