Des attaques violentes ont été signalées dans les villages de Muchacha et Babesua, en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, entraînant le déplacement de plusieurs milliers de civils, selon des sources locales.
D’après le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), plus de 2 000 ménages ont fui les localités d’Epulu, Babama, Koki et Bandisende à la suite de ces violences. Ces informations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante dans l’immédiat.
« Les déplacés passent la nuit à la belle étoile, sans abri ni protection », a déclaré Papy Kalala, militant de la LUCHA, évoquant une situation humanitaire et sécuritaire « extrêmement préoccupante ».
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des familles ont quitté précipitamment leurs habitations, abandonnant leurs biens et leurs moyens de subsistance. Aucun bilan officiel des victimes n’était déjà disponible au moment de la rédaction de cet article.
Les circonstances exactes des attaques ainsi que l’identité des assaillants restent à ce stade non établies, bien que les premières informations portent du doigt les rebelles ADF.
Dans son communiqué, le gouvernement congolais a même cité formellement cette rébellion ougandaise, promettant des actions efficaces contre cette menace.
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La société civile locale appelle les autorités à renforcer la présence sécuritaire dans la zone afin d’assurer la protection des civils et de prévenir de nouvelles attaques.
Sur le plan humanitaire, l’absence d’infrastructures d’accueil et l’afflux de déplacés font craindre une dégradation rapide des conditions sanitaires, dans une région déjà fragilisée par des crises récurrentes.
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