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    À Djugu, dans le secteur de Walendu Djatsi, s’est tenue une tribune d’expression et de consultation populaire ce samedi 11 avril 2026.  Cette activité a réuni les populations des groupements Djugu-Centre et Gokalu, les habitants des villages Jitso et Ndjaudha, ainsi que les chefs des groupements Gopka, Pimbo, Dz’na, Sesele et Pitso. Des représentants des femmes, des présidents des jeunes, des leaders communautaires et des membres du comité de sécurité (FARDC-PNC) ont également pris part à l’événement.

    D’après Justin Gudza Kiza, chef du secteur de Walendu Djatsi, ces assises ont été organisées dans le but de renforcer la cohésion sociale dans cette partie de la province de l’Ituri. Elles visent à contribuer aux efforts de consolidation et de stabilisation de la paix en Ituri, consentis par les autorités militaires sous l’état de siège, chapeauté par le gouverneur militaire, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny.

    Il a également rappelé aux participants que la paix est l’affaire de tous et non des seules autorités, en mettant l’accent sur la relation civilo-militaire. « La paix est l’affaire de tous, pas des autorités seulement », a-t-il indiqué dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Selon lui, il était aussi question d’évaluer la mise en application des recommandations des réunions de février dernier. Ces activités étaient centrées sur la vérification de la libre circulation sur la RN27 (notamment l’axe Iga-Barrière, Lopa, Jina, Pimbo jusqu’à Fataki), le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine et le renforcement des liens entre civils et militaires.

    Le défi du retour des déplacés

    S’agissant du retour des déplacés, un sérieux problème persiste selon le chef du groupement Djugu-Centre, Mbukana Saukpa Justin. Il a souligné que des civils fuyant les hostilités à Bule (chefferie des Bahema) pour se réfugier à Djatsi ne s’enregistrent pas auprès des autorités coutumières.

    Ces derniers se dirigent plutôt vers le camp de l’armée ougandaise (UPDF) pour leur sécurité, ce qui constitue une grave crise de confiance, a-t-il déclaré.

    Braquages sur la route

    L’insécurité causée par des attaques d’hommes armés sur la RN27, particulièrement sur le tronçon Pimbo-Fataki, inquiète les usagers. La semaine dernière, plusieurs véhicules ont été la cible de hors-la-loi.

    L’un d’eux a été pillé à trois reprises sur une distance de 4 kilomètres par des assaillants qui ont emporté des biens de valeur. Le chef de secteur attribue cette situation au non-respect des heures de circulation par les conducteurs.

    Pour rassurer les usagers, le chef de secteur a instruit les chefs des régions victimes de ces actes de barbarie de renforcer la sensibilisation et la vigilance afin de sécuriser les conducteurs.

    Cette activité a bénéficié de l’appui logistique du Forum des Mamans de l’Ituri (FOMI), en partenariat avec International Alert et sur financement de l’Union Européenne. Le projet « Nashiriki kwa Masikilizano 2 », dont le NRC assure le lead pour une durée de 18 mois, a pour objectif global de contribuer à la paix en Ituri et au Nord-Kivu à travers la promotion de la cohésion sociale, a expliqué Bertrand Bahati, chargé de projet.

    Jonathan Bavonga, à Djugu Centre

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