À l’occasion de la commémoration du massacre de la communauté Bbale, réunissant les peuples lendu, 25 ans après, la cicatrice fracasse encore les cœurs. La date du 19 janvier 2001 est retenue comme une journée de commémoration selon une convention interne des membres ou un dialogue a été sollicité pour taire les armes.
Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 23 janvier 2026, Marcus Mbitsho, premier vice-président de cette communauté a déclaré que cette situation demeure un triste événement survenu dans la ville de Bunia et ses environs, considéré comme un massacre systématique perpétré par l’armée régulière Ougandaise des UPDF.
» Hormis les cas similaires produits dans la partie nord-est du territoire de Djugu depuis juin 1999, la matinée du vendredi 19 janvier 2001 a été caractérisée à Bunia par des massacres systématiques dans le but d’épuration ethnique préméditée du peuple Bbale sous le commandement de l’armée régulière de la République de l’Ouganda (UPDF), qui a utilisé comme bras d’exécution la milice de Thomas Lubanga « , a-t-il déclaré dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.
Selon cette communauté, la présence de l’actuelle milice CRP, précitée de l’UPDF dans le territoire de Djugu, semble comme une répétition de l’histoire, qui selon elle, ressemble à un génocide oublié entre 1999 et 2004.
« En dépit du caractère stoïque du peuple Bhale face à ce complot régional et international, la communauté Bbale soulève des cas de génocide qui semblent être oubliés « , a-t-il ajouté.
Et de poursuivre :
» Aujourd’hui encore, la même armée de la République de l’Ouganda se retrouve sur le territoire Congolais, spécialement à Djugu, pour une deuxième fois. Cela constitue une préoccupation et une inquiétude pour notre peuple « , a-t-il poursuivi, tout en indiquant que la communauté Bhale se réserve le droit de porter plainte contre les principaux auteurs et acteurs de cet acte ignoble.
Malgré cette situation, la communauté s’engage à poursuivre l’œuvre de la pacification totale de la province de l’Ituri, particulièrement le territoire de Djugu, y compris d’accompagner l’État Congolais dans ses initiatives de paix.
“ Les groupes armés doivent cesser les hostilités ”
Face à la situation qui prévaut en province de l’Ituri, la communauté Bbale demande à tous les groupes armés de déposer les armes pour une paix durable.
» Nous adressons un message particulier aux groupes armés, dont la CRP, CODECO, FPIC, la milice Zaïre, j’en passe, de déposer les armes, de cesser les hostilités, de respecter les engagements pris. Ce serait là une occasion de restaurer la paix au sein de notre société en République démocratique du Congo, et en particulier dans la province de l’Ituri « , a souligné son premier vice-président.
Enfin, la voie de sortie de la crise, selon la communauté Bhale reste le dialogue, où les communautés doivent se mettre autour d’une même table pour parler de la paix, associée au renforcement du pouvoir de l’État, ceci par une justice traditionnelle pour que les auteurs répondent de leurs actes.
Jonathan Bavonga


