L’attaque menée par les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) à Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila Babombi, situé à près de 85 kilomètres au sud de Mambasa sur la RN44, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, continue de susciter des réactions.
Cette attaque survenue jeudi 07 mai 2026 dans le bloc Lalia a fait, selon un bilan provisoire, une dizaine de civils tués, deux blessés, ainsi que plusieurs maisons pillées puis incendiées.
Parmi les premières réactions figure celle de la coordination de la société civile forces vives de Mambasa. Son coordonnateur, Yuma Mungeni Imurani, a fermement condamné cette nouvelle incursion des ADF dans la région.
« Nous sommes une fois touché par cette attaque nous demandons a l’armée congolaise et aux jeunes d’autodéfense wazalendo présents à Biakato de s’unir pour poursuivre l’ennemi qui se balade dans la zone c’est inacceptable que l’ADF continue a opéré pendant plusieurs années dans le triangle Babombi -Bakwanza (Mambasa ) et Walese Vokutu (Irumu en ituri ) et en territoire de Beni (nord Kivu)», a martelé ce responsable de la société civile.
Contacté par notre rédaction, l’administrateur adjoint du territoire de Mambasa, le colonel Maxime Tshishimbi, confirme également cette attaque ADF sur Biakato. Il avance un bilan provisoire de 12 civils tués.
Selon l’autorité territoriale, les éléments des FARDC sont déjà déployés sur le terrain afin de poursuivre les assaillants jusque dans leurs derniers retranchements.
L’administrateur adjoint rassure par ailleurs que la situation est redevenue calme à Biakato. Il appelle la population à faire confiance à l’armée, tout en restant vigilante et en collaborant avec les services de sécurité à travers toute information utile. Il invite également les jeunes de Biakato à accompagner les efforts des forces de défense.
Il convient de signaler que cette attaque ADF a provoqué une vive psychose dans la cité de Biakato durant toute la journée de jeudi. Des mouvements de déplacement des habitants ont été observés vers des entités jugées plus sécurisées.
Yves Romaric Baraka

