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    Deux professeurs d’université, à savoir Ndudanga Kavarios et Bungishabaku Katho ont été arrêtés ce mercredi 05 janvier 2022 par l’audirat militaire supérieur de l’Ituri.

    Tous membres de la tribu Bira, ils sont accusés d’être les co-fondateurs d’une milice affiliée à leur communauté, la Force patriotique et intégrationniste du Congo FPIC, connue sous le nom de « Chini ya Kilima ».

    Salon des sources judiciaires contactées par buniaactualite.com, ces deux notables de l’Ituri ont été cités par un renseignant dont l’identité n’a pas été révélée.

    Des allégations que rejettent les incriminés qui affirment avoir sollicité en vain une confrontation avec le soit disant informateur.

    Il faut rappeler que ces deux ressortissants du territoire d’Irumu où la milice FPIC est active, avaient pourtant été utilisés à l’époque du gouverneur Bamanisa comme sensibilisateurs pour tenter d’obtenir la reddition des rebelles.

    Même les actuels animateurs du programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation DDRCS ainsi que l’équipe des sensibilisateurs dépêchés par la présidence de la République dénommée Task Force, comptent sur ces deux leaders pour leur implication dans le processus en cours de pacification de l’Ituri.

    Leur arrestation brusque en ce moment précis où une contribution de leur part est attendue en vue de convaincre les FPIC à déposer les armes, parrait suspect aux yeux de plusieurs observateurs.

    En rappel, l’armée avait déjà arrêté pour le même motif le professeur Kavarios, enseignant d’économie monétaire dans plusieurs institutions d’enseignement supérieur de l’Ituri et d’ailleurs, mais il avait été relâché faute de preuves.

    Son collègue le professeur Bungishabaku Katho, était quant à lui candidat aux dernières élections des gouverneurs de province de l’Ituri, lui qui traîne derrière lui une prestigieuse carrière en tant que recteur la prestigieuse université Shalom de Bunia, la mieux côtée de la province.

    Marcus Jean Loika

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    1. Finalement notre justice militaire arrête des gens tout simplement parce qu’un informateur les a cités ? Congo na biso wapi. Sans même chercher des preuves ?

      • Évitons les sentiments.Il n’y a pas de fumée sans feu.En toute chose il faut considérer la fin.

    2. Les Ituriens ont compris qu’il y a des gens qui veulent salir la réputation des bonnes gens, honnetes, capables et crédibles de l’Ituri pour qu’ils continuent à gagner de l’argent de la corruption des gens habitués à ce jeu.

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