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    La Direction Générale des Recettes Provinciales de l’Ituri (DGRPI) a réagi aux accusations de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), qui dénonçait l’installation de 24 barrières jugées illégales sur l’axe routier Mambasa-Makeke.

    Dans une mise au point, le chef de ressort de la DGRPI-Mambasa, monsieur Claude Malo , a affirmé que ces opérations ne sont ni illégales ni abusives, mais s’inscrivent dans la phase de « recouvrement forcé » des impôts provinciaux, entamée chaque année après le mois d’octobre. « À partir du mois de novembre, là, la régie entre dans la période qu’on appelle recouvrement forcé… Nous sommes dans la période qu’on appelle la période de recouvrement forcé » explique le chef de ressort de la DGRPI Mambasa

    Selon lui, la période de paiement volontaire des taxes s’étend jusqu’en octobre. Dès novembre, la DGRPI passe au recouvrement forcé, une procédure qui serait, dit-il, précédée d’une communication adressée aux assujettis.

    Il affirme également que ces actions sont menées avec l’aval de l’autorité territoriale et l’appui des services de l’ordre, conformément aux règles administratives.

    Monsieur Claude qualifie les 24 postes décriés par la société civile de simples « points chauds » installés de manière « momentanée ». “Les points de contrôle sont des « points chauds qu’on a eu peut-être aujourd’hui à installer momentanément, qui ne peut pas prendre du temps comme les autres les font »” rassure-t-il.

    Il assure par ailleurs qu’un accord aurait été trouvé avec les responsables des motards (taximen) pour le paiement de l’impôt sur les motos et de la taxe dite vignette, fixée au montant global de 10 dollars. « On a eu un accord en commun avec les responsables des motards, donc disons les taximen. Alors, ils ont accepté que ce paiement se passe dans ce sens-là » a-t-il déclaré.

    A lire aussi : Ituri : la DGRPI accusée d’installer 24 barrières illégales sur l’axe Mambasa-Makeke

    Cette justification contraste toutefois avec la position de la NSCC, qui maintient que ces points de perception constituent des barrières manifestement illégales, dénonçant un « état de jungle » imposé par la régie financière et des entraves graves à la libre circulation des personnes et des biens.

    Rahim Jules César

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