Plus de 8 600 naissances ont été enregistrées à l’état civil en chefferie de Djukoth, dans la zone de santé de Logo, territoire de Mahagi, au cours de l’année 2025. Un chiffre encourageant qui témoigne d’une évolution progressive des mentalités autour de l’importance de l’enregistrement des enfants dès la naissance.
Selon le rapport annuel 2025 du bureau de l’état civil, consulté par Bunia News, 8 684 naissances ont été officiellement déclarées durant l’année écoulée. Une performance saluée par les autorités locales, qui y voient le résultat d’un travail de sensibilisation constant mené au sein de la communauté.
Dans le détail, 5 675 enfants, dont 2 890 filles, ont été enregistrés sans procuration. Parmi eux, 1 002 naissances, incluant 503 filles, ont été déclarées dans le délai légal de 90 jours, conformément à la législation en vigueur.
Par ailleurs, 2 007 naissances, dont 1 003 filles, ont été régularisées hors délais grâce à des jugements supplétifs. Ces chiffres traduisent les efforts consentis pour garantir le droit à l’identité même aux enfants dont la déclaration n’a pas été faite à temps.
Pour les responsables locaux, ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont attribués à une synergie d’actions impliquant les radios communautaires, les leaders communautaires et religieux, ainsi que plusieurs partenaires humanitaires.
Le préposé de l’état civil en chefferie de Djukoth souligne notamment le rôle des émissions radiophoniques de sensibilisation, diffusées avec l’appui du Réseau de Médias pour le Développement (REMED), ainsi que l’engagement des leaders locaux formés à la promotion des pratiques familiales essentielles.
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L’appui logistique apporté aux centres de santé par les organisations NRC et Malteser International, notamment en registres et en procurations, a également facilité l’enregistrement des naissances dans la zone.
Pour Monsieur Ukumu Paka, préposé de l’état civil en chefferie de Djukoth, cette avancée est significative, même si des efforts restent à fournir.
Dans une province longtemps confrontée à des défis sécuritaires et humanitaires, cette progression constitue un pas important vers la reconnaissance légale des enfants et la consolidation de leurs droits fondamentaux.
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