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    À Bunia, chef-lieu de l’Ituri, la carte d’électeur ( équivalent de la carte d’identité en RDC ) est devenue, ces derniers temps, le sésame pour circuler dans les heures vespérales. Dès la tombée de la nuit, le décor se transforme : contrôles, fouilles de véhicules et vérification des pièces d’identité.

    Cette stratégie sécuritaire a vu le jour après une série de fusillades et d’assassinats qui endeuillaient la ville.

    Depuis son application, les cas de violence armée n’ont plus été signalés, au grand soulagement de la population.

    Beaucoup saluent l’initiative, mais certains s’interrogent : « Donc les bandits n’ont pas de cartes ? » ironise un habitant. Sur les réseaux sociaux, les avis se croisent. Pour les uns, « c’est une tracasserie », pour les autres, « avec la carte, on circule librement ».

    Les témoignages révèlent toutefois des tensions. Au rond-point Pic Nic, un conducteur aurait essuyé des tirs après avoir refusé d’obtempérer lors d’un contrôle. « Je me suis caché parce qu’ils avaient d’abord prévenu avant d’ouvrir le feu », confie un témoin sous anonymat.

    Le gouverneur, le lieutenant-général Luboya N’kasama Johnny, a lui-même été aperçu aux côtés des forces déployées dans les rues. Dans une vidéo diffusée par sa cellule de communication, on le voit donner des instructions fermes aux militaires notamment sur leurs emplacements.

    À Bunia, 18h sonne désormais comme un rappel : mieux vaut avoir sa carte en poche… ou rester chez soi. Une routine nouvelle qui redessine le rythme de vie quotidienne dans cette capitale provinciale du nord-est de la RDC.

    À lire aussi : Nouvelle fusillade à Bunia : la Police dresse le bilan

    Verite Johnson

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