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    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Christopher Swan, estime que les défis sécuritaires et l’épidémie d’Ebola auxquels fait face l’Ituri doivent être abordés simultanément, l’insécurité compliquant notamment l’accès des équipes sanitaires aux populations affectées.

    Il l’a déclaré jeudi 24 septembre 2026 à Bunia, au cours d’une visite de travail en Ituri, après une étape à Beni, au Nord-Kivu.

    Dans la capitale provinciale, James Swan a notamment rencontré le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba Batoka, pour la première fois depuis la nomination de ce dernier.

    « La province de l’Ituri continue de faire face à de graves défis sécuritaires liés aux activités des groupes armés, surtout l’ADF, tout en demeurant au centre de l’épidémie d’Ebola. Ces deux crises ne peuvent être considérées séparément », a déclaré le chef de la MONUSCO.

    L’insécurité complique la riposte sanitaire

    Pour James Swan, les conséquences de l’insécurité dépassent la seule protection physique des populations. Elles affectent également les interventions sanitaires et humanitaires dans certaines zones.

    « L’insécurité affecte l’accès aux soins de santé, limite les déplacements des équipes de riposte et accroît la vulnérabilité des communautés déjà confrontées aux déplacements et à d’importants besoins humanitaires », a-t-il expliqué.

    Cette situation place la sécurité des équipes sanitaires et leur accès aux communautés parmi les enjeux de la réponse à l’épidémie.

    Le chef de la MONUSCO précise cependant que la riposte sanitaire reste dirigée par le gouvernement congolais, avec notamment l’appui technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    La Mission onusienne intervient, pour sa part, dans les limites de son mandat, notamment à travers la logistique, le transport, la facilitation de l’accès ainsi que l’appui à la sécurisation de certaines zones à haut risque et des opérations sanitaires.

    « Nous n’avons pas à choisir entre protéger les populations contre les violences armées et les protéger contre Ebola. En Ituri, nous devons faire les deux en même temps », a insisté James Swan.

    La coopération avec les FARDC mise en avant

    Sur le volet sécuritaire, le Représentant spécial a réaffirmé que l’Ituri reste une priorité pour la MONUSCO.

    Il a notamment évoqué le déploiement de bases opérationnelles mobiles et d’équipes de réaction rapide, un dispositif qui doit, selon lui, permettre à la Mission d’adapter sa présence à l’évolution des menaces contre les civils.

    James Swan a également mis en avant la coopération entre la MONUSCO et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), particulièrement face aux ADF.

    « Notre partenariat est essentiel pour améliorer la sécurité, renforcer les mécanismes d’alerte précoce et protéger les communautés dans les zones affectées par l’activisme des groupes armés », a-t-il déclaré.

    Le chef de la MONUSCO a également plaidé pour une coordination renforcée entre les autorités provinciales, les FARDC, la Mission onusienne, l’OMS, les organisations humanitaires et les communautés.

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    Une visite après l’étape de Beni

    James Swan est arrivé à Bunia en provenance de Beni, où il avait également échangé avec les autorités du Nord-Kivu sur la situation sécuritaire et humanitaire.

    Son déplacement intervient dans un contexte où plusieurs zones de l’est de la RDC restent confrontées simultanément à l’activisme des groupes armés, aux déplacements de populations et à l’épidémie d’Ebola.

    En Ituri, la vaccination ciblée du personnel de première ligne contre Ebola a notamment été lancée à Bunia le 19 septembre, dans le cadre des mesures de riposte mises en œuvre par les autorités sanitaires avec leurs partenaires.

    « Les populations de l’Ituri font face à de multiples pressions, mais elles ne les affronteront pas seules », a conclu James Swan, réaffirmant la poursuite de l’appui de la MONUSCO aux autorités congolaises et aux communautés.

    Jonathan Bavonga

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