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    Soixante acteurs locaux issus notamment des Comités locaux de sécurité (CLS), des organisations féminines de la société civile et des services de sécurité ont achevé, ce mardi 8 septembre 2026, deux jours de formation consacrés au leadership des femmes, à la sécurité locale, à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et à la consolidation de la paix en Ituri.

    Les sessions se sont déroulées simultanément à Tchomia, dans le territoire de Djugu, et à Kasenyi, dans le territoire d’Irumu, du 7 au 8 septembre. Elles ont réuni 30 participants sur chacun des deux sites.

    L’activité a été organisée par la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant avec l’appui technique d’ONU Femmes, grâce au financement du Fonds de cohérence pour la stabilisation.

    Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion du leadership des femmes dans la sécurité et la stabilisation pour une gouvernance locale inclusive et une paix durable en Ituri ».

    Leadership féminin, VBG et gestion des conflits

    Pendant les deux jours, les participants ont travaillé sur plusieurs thématiques liées à la participation des femmes aux mécanismes locaux de paix et de sécurité.

    Les échanges ont notamment porté sur la vulgarisation du Plan d’action provincial de troisième génération (PAP3), les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la sécurité locale, ainsi que la participation des femmes aux mécanismes de prise de décision.

    La protection et la prévention des violences basées sur le genre en contexte de conflit, la gestion des conflits et la cohésion sociale ont également figuré parmi les principaux sujets abordés.

    Les travaux ont débouché sur l’élaboration de plans d’action locaux visant à favoriser l’intégration du genre dans les initiatives de sécurité et de consolidation de la paix au niveau communautaire.

    À Kasenyi, Ruth Tabo, l’une des participantes, estime que la formation lui a permis de mieux comprendre la place que peuvent occuper les femmes dans les instances de décision et les institutions de sécurité.

    « Ces deux jours dans cette activité, pour moi, c’était important, car nous avons bénéficié de connaissances que nous n’avions pas. Nous avons compris que la femme ne doit pas se laisser faire. Elle doit aller de l’avant, participer dans les instances de prise de décision et aussi occuper d’autres postes stratégiques, comme dans la police et ailleurs », a-t-elle témoigné.

    À Tchomia, des participantes ont également exprimé leur intention de restituer les connaissances acquises dans leurs communautés.

    Girwenda, l’une des participantes, a notamment insisté sur la nécessité de poursuivre ce type d’initiative et de partager les acquis avec d’autres membres de la communauté.

    Les participants appelés à partager les connaissances

    Des autorités locales ont pris part à l’ouverture et à la clôture des travaux.

    À Kasenyi, le chef de secteur a appelé les participants à mettre en pratique les connaissances acquises et à les transmettre dans leurs milieux respectifs.

    « Merci à la Division du Genre. Vous avez dispensé de bonnes présentations qui ont permis aux participants d’interagir. Merci aux participants pour le temps donné à cet atelier. J’espère que vous allez transmettre ces connaissances à d’autres », a-t-il déclaré.

    Il a également remercié les partenaires ayant soutenu l’organisation de la formation.

    Dans une province où les femmes restent particulièrement affectées par les conséquences des conflits armés, les organisateurs entendent, à travers cette initiative, renforcer leur participation aux mécanismes communautaires de prévention des conflits, de sécurité et de consolidation de la paix.

    Après la formation, l’un des enjeux sera désormais la mise en œuvre des actions définies localement à Tchomia et Kasenyi ainsi que la participation effective des femmes aux espaces locaux de décision.

     

    Moïse Mugisa à Kasenyi/Tchomia

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