Trente Officiers de Police Judiciaire (OPJ) ont prêté serment ce mercredi 28 janvier 2026 à l’École de Police de Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette cérémonie marque l’aboutissement d’une formation intensive de trois mois, financée par l’Union européenne, visant à renforcer la chaîne pénale et à sécuriser le développement du « corridor vert ».
Issus des territoires de Mambasa, d’Irumu ainsi que de la ville de Bunia, ces nouveaux OPJ ont suivi un programme rigoureux dispensé par un panel de quatorze experts, composé de magistrats, d’avocats et de policiers expérimentés.
La formation a couvert des modules clés et actuels, notamment les procédures pénales, les droits de l’enfant, les violences basées sur le genre, la criminalité liée aux espèces sauvages, ainsi que la police technique et scientifique.
La promotion s’est distinguée par ses performances académiques, avec trois lauréats ayant obtenu la Grande Distinction et trois autres la Distinction, témoignant de la qualité de l’encadrement et de l’engagement des participants.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Mme Aurore, représentante de l’Union européenne, qui a salué cette initiative inscrite dans le cadre du programme « Résilience ».
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Ce projet soutient la vision du « corridor vert » portée par le Président Félix Tshisekedi, laquelle ambitionne la création de 500 000 emplois et la protection de 100 000 km² de forêts sur une période de vingt ans. L’appui européen se traduit également par la construction de neuf nouvelles infrastructures policières dans la province de l’Ituri.
Restaurer l’autorité de l’État par une police de proximité
Les autorités présentes ont rappelé le rôle central que joueront ces nouveaux OPJ dans la restauration de l’autorité de l’État. Le représentant de la Police Nationale Congolaise (PNC) a exhorté les agents à être des « garants de l’égalité devant la loi », en conduisant des enquêtes rigoureuses, professionnelles et respectueuses des droits humains.
Leur déploiement est attendu comme un levier majeur pour renforcer la présence policière, sécuriser les populations et les investissements, et contribuer au rétablissement d’une relation de confiance durable entre les forces de l’ordre et les communautés locales.
Au-delà du simple renforcement des capacités, cette session de formation constitue une étape concrète dans la réforme de la police nationale. Elle pose les bases d’une justice plus efficace, plus accessible et plus proche des citoyens, condition essentielle à la consolidation de la paix et au développement économique durable de la province de l’Ituri.
Grâce Kasemire

