Au moins 21 civils ont été tués dans une série de trois attaques attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Plusieurs personnes sont également portées disparues et des infrastructures ont été incendiées.
Selon Muhindo Mamboro Peresi, coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) dans la chefferie des Babila-Babombi, les assaillants ont ciblé vendredi 28 août 2026 les localités de Biamu et Mabakuwa, dans le groupement Babila-Teturi. Une autre attaque a visé Amani, dans le groupement Bangole.
Ces localités sont situées à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Biakato, dans le sud du territoire de Mambasa.
Le bilan communiqué par la société civile reste provisoire.
« Le bilan provisoire fait état de 21 personnes tuées, dont 10 à Mabakuwa et 11 à Amani. Un hôpital, une église ainsi que plusieurs maisons d’habitation ont également été incendiés, avec de nombreux civils portés disparus », rapporte Muhindo Mamboro Peresi.
Le bilan propre à la localité de Biamu n’a pas été précisé par la source.
Ces nouvelles violences ont provoqué des mouvements de population dans les zones concernées, plusieurs habitants ayant quitté leurs localités par crainte de nouvelles attaques.
Face à cette situation, Muhindo Mamboro Peresi appelle les forces de défense et de sécurité à renforcer les opérations contre les groupes armés actifs dans cette partie du territoire.
Le responsable de la NSCC demande également aux autorités d’enquêter sur d’éventuelles collaborations entre certains groupes armés locaux et les assaillants. Il met notamment en cause des miliciens Maï-Maï, une accusation qui n’a pas été indépendamment établie.
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Du côté des autorités territoriales, des sources indiquent que l’armée poursuit les assaillants. Aucun bilan détaillé des opérations militaires n’était toutefois disponible dans l’immédiat.
Ces attaques interviennent alors que plusieurs localités de la chefferie des Babila-Babombi sont confrontées depuis plusieurs mois à des violences récurrentes attribuées aux ADF, provoquant des pertes en vies humaines et des déplacements de populations.
Yves Romaric Baraka

