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    Une bombe non explosée a été découverte il y a environ un mois dans la localité de Batumbi, située à près de cinq kilomètres au sud-ouest du centre commercial de Gety-Etat, dans la chefferie de Walendu Bindi, au sud-est du territoire d’Irumu, province de l’Ituri.

    Face à la persistance du danger, la société civile locale tire la sonnette d’alarme et demande une intervention rapide des équipes spécialisées en déminage.

    Selon des sources locales, l’engin explosif n’a toujours pas été neutralisé, ce qui constitue une « menace directe pour la population ». La découverte avait été signalée il y a environ un mois, mais aucune action concrète n’aurait été menée jusque-là pour le désamorcer. La bombe se trouverait à proximité de zones agricoles régulièrement fréquentées par les habitants.

    Interrogé par la presse, le vice-président de la société civile de Walendu Bindi, M. Nzonema Nadin, a lancé un appel aux autorités compétentes et aux équipes de déminage afin d’intervenir de toute urgence.

    « La population vit dans la peur. Cette bombe met en danger les habitants environnants, surtout les femmes et les enfants. Il faut une intervention rapide pour l’enlever et sécuriser la zone », a-t-il déclaré.

    En attendant l’arrivée d’une équipe de démineurs, M. Nzonema invite les « habitants de Batumbi et des villages environnants à la plus grande prudence ». Il recommande particulièrement aux « agriculteurs », dont les activités quotidiennes les exposent à un risque accru, « d’éviter les environs du site concerné ».

    La chefferie de Walendu Bindi reste l’une des zones les plus instables du territoire d’Irumu, marquée par la « présence résiduelle de groupes armés » et les séquelles des « conflits passés ». La découverte de cette bombe vient rappeler les dangers permanents liés aux engins explosifs non explosés (UXO), souvent laissés derrière après des affrontements armés.

    La société civile de Walendu Bindi appelle également les autorités provinciales, les forces de sécurité et les organisations humanitaires spécialisées dans le déminage, telles que la MONUSCO ou d’autres ONG internationales, à « agir sans délai » pour « sécuriser la zone » et éviter une « catastrophe humaine ».

    Rédaction

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