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    C’est un jour qui restera gravé dans la mémoire des habitants de la chefferie de Walese Vonkutu, en territoire d’Irumu. Ce 16 avril 2026, la communauté a officiellement réceptionné le pont Masinda, un ouvrage attendu depuis longtemps et porteur de nombreux espoirs.

    La cérémonie de remise et d’inauguration s’est déroulée à Bavonkutu, en présence d’une forte délégation composée de notables locaux, de chefs coutumiers, de l’administrateur du territoire, ainsi que du chef du bureau de la MONUSCO en Ituri, Josiah Obat, qui a tenu à effectuer le déplacement.

    Construit en cinq mois, entre novembre 2025 et mars 2026, ce pont s’inscrit dans le cadre des projets à impact rapide de la MONUSCO, avec l’appui technique du contingent indonésien. D’une capacité de 10 tonnes, il relie désormais les villages de Bavonkutu et de Mukasila, mettant fin à des années de difficultés de déplacement pour les populations locales.

    Un besoin longtemps exprimé

    Avant la construction de cet ouvrage, traverser cette zone relevait souvent du parcours du combattant pour les conducteurs de certaines catégories des engins. Les habitants évoquent des obstacles quotidiens qui freinaient aussi bien les activités économiques que les échanges sociaux.

    Aujourd’hui, la réalité change. Pour le chef du bureau de la MONUSCO en Ituri, ce pont représente bien plus qu’une simple infrastructure : il constitue un levier pour améliorer l’accès aux transports, stimuler les activités économiques, encourager la croissance locale et renforcer les liens entre les communautés.

    Dans le groupement Bakpulu, qui compte 14 villages, la satisfaction est palpable. Son chef, Mundeke Kamili, n’a pas caché sa reconnaissance envers les autorités à tous les niveaux pour la concrétisation de ce projet.

    Un appel à la responsabilité collective

    Présent à cette cérémonie, l’administrateur du territoire d’Irumu, le colonel Siro Nsimba, a salué l’engagement de la MONUSCO aux côtés du gouvernement congolais. Il a cependant insisté sur un point essentiel : la gestion de cet ouvrage.

    Il a appelé à une responsabilité directe du chef du village dans la préservation du pont, rappelant que sa durabilité dépendra avant tout de l’implication de la communauté.

    Dans les témoignages recueillis sur place, le président des jeunes de Bavonkutu a évoqué les énormes difficultés de communication que traversaient les habitants avant l’arrivée de ce pont. Pour lui, cet ouvrage marque un tournant décisif.

    Même son de cloche du côté des femmes du village. L’une d’elles confie que ce pont facilitera non seulement les déplacements, mais aussi les activités quotidiennes, notamment le commerce et l’accès aux services de base.

    Un symbole d’espoir

    Au-delà de son aspect physique, le pont Masinda apparaît comme un symbole fort : celui d’un engagement concret en faveur des populations locales.

    Dans une région longtemps confrontée à des défis sécuritaires et logistiques, cette réalisation vient rappeler qu’avec des efforts conjoints, des solutions durables peuvent voir le jour.

    Entre Bavonkutu et Mukasila, il ne s’agit plus seulement de franchir une rivière. Il s’agit désormais de construire, ensemble, un avenir plus accessible. Un besoin bien compris par la MONUSCO.

    Verite Johnson à Komanda

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