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    L’organisation de défense des droits humains COARDHO ONG-DH/Irumu affirme que deux mineurs ont été interpellés à Komanda, dans le territoire d’Irumu, après avoir signalé la présence d’un corps sans vie dans un champ situé dans le village de Bey.

    Dans une déclaration rendue publique par son coordonnateur, John Kihimba, l’organisation se dit préoccupée par cette situation qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire et appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire.

    Selon les informations rapportées par la COARDHO, les deux jeunes travaillaient dans un champ de tomates lorsqu’ils auraient été alertés par une forte odeur provenant d’une zone voisine.

    L’organisation indique qu’après avoir constaté cette situation, les mineurs auraient informé le chef du village de Bey, lequel aurait à son tour alerté les services de sécurité.

    D’après la même source, un corps sans vie aurait effectivement été retrouvé suspendu à un arbre dans la zone signalée.

    La COARDHO affirme que les deux mineurs ont par la suite été arrêtés et placés en détention.

    L’organisation évoque également des informations faisant état d’une somme de 100 dollars américains qui aurait été réclamée pour leur libération. Ces allégations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.

    Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle de la Police nationale congolaise (PNC) ni des autorités de la chefferie concernée n’était disponible.

    Au regard de cette situation, la COARDHO demande l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’interpellation des deux mineurs et de vérifier les allégations d’extorsion.

    L’organisation appelle également les autorités à garantir le respect des droits des enfants et à veiller au respect des procédures légales dans le traitement de cette affaire.

    « La protection des droits des citoyens, particulièrement ceux des mineurs, doit être garantie, surtout lorsqu’ils collaborent avec les autorités dans le cadre de la sécurité communautaire », souligne l’organisation.

    L’affaire intervient dans un contexte où les organisations de défense des droits humains continuent de dénoncer des cas présumés de détentions irrégulières et d’abus de pouvoir dans certaines entités de la province de l’Ituri.

    Jonathan Bavonga

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