Des agriculteurs enlevés récemment dans la localité de Kalakala, en chefferie des Walese Vonkutu, territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, ont été libérés par leurs ravisseurs, mais leur état de santé est jugé alarmant, a alerté dimanche la société civile locale.
Selon un communiqué de la Société civile du Congo, antenne d’Irumu, les victimes auraient été détenues et torturées par des éléments de la milice Chini ya Tuna. Elles présentent de graves blessures consécutives à des coups et sévices subis durant leur captivité.
« Bien que libres, ces compatriotes portent les stigmates d’une violence extrême », indique la société civile, qui évoque des traumatismes physiques sévères ainsi qu’un important choc psychologique. Elle estime que certains rescapés pourraient souffrir de traumatismes internes nécessitant une prise en charge médicale urgente.
L’organisation a appelé les autorités sanitaires et administratives, ainsi que les organisations humanitaires présentes dans la région, à assurer sans délai l’évacuation des victimes vers des structures de santé appropriées.
La société civile souligne également que les agriculteurs ont été dépouillés de leurs récoltes et de leurs biens, les plongeant dans une situation de grande précarité après leur libération.
Elle a aussi demandé l’ouverture de poursuites contre les auteurs de ces actes. « La libération ne doit pas effacer le crime », affirme le communiqué, dénonçant un climat d’impunité susceptible, selon elle, d’encourager la « répétition de telles violences ».
Depuis fin 2017, des habitants vivant de l’agriculture ont du mal à rejoindre leurs champs dans différentes parties de l’Ituri, dont essentiellement à Djugu. A la recherche de la nourriture, de nombreux agriculteurs sont souvent tués.
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