Archives

    L’ONG de défense des droits humains COARDHO/Irumu tire la sonnette d’alarme sur la persistance des barrières illégales et des tracasseries imposées à la population dans plusieurs localités du territoire d’Irumu, en Ituri. Dans un communiqué publié ce mercredi 5 août 2026, l’organisation déplore le non-respect des instructions des autorités provinciales interdisant l’installation de barrières non autorisées et la perception de frais illégaux.

    Selon COARDHO, certains agents de l’État continueraient à percevoir des frais non autorisés auprès des usagers, notamment sur l’axe Pont Ituri–Yedi. L’organisation fait également état de la présence de plusieurs postes de contrôle et barrières sur les routes de desserte agricole de la chefferie des Walese Vonkutu, particulièrement dans le groupement Bandavilemba.

    Pour cette organisation de défense des droits humains, ces pratiques constituent une lourde charge pour les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs ainsi que les autres usagers des routes. Elles entravent la libre circulation des personnes et des biens et risquent d’accentuer les difficultés économiques auxquelles est confrontée la population du territoire d’Irumu.

    « Nous sollicitons l’implication urgente des autorités compétentes afin de faire respecter les instructions relatives à la suppression des barrières illégales et de mettre fin à toute forme de perception non autorisée sur les axes routiers et les routes de desserte agricole », plaide COARDHO dans son communiqué signé par son coordonnateur, John Kihimba Kihimba.

    L’organisation appelle par ailleurs la population à dénoncer tout cas de perception illégale, d’extorsion ou de tracasserie observé aux barrières illégales à travers le territoire d’Irumu, tout en privilégiant les mécanismes légaux et sécurisés de signalement.

    Cette dénonciation intervient alors que les autorités provinciales ont, à plusieurs reprises, réaffirmé leur volonté de mettre fin aux barrières illégales, régulièrement accusées de freiner les activités économiques et de pénaliser les populations dans plusieurs territoires de l’Ituri.

    Jonathan Bavonga

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!