Archives

    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé de manière directe et indirecte avoir neutralisé plusieurs combattants des Allied Democratic Forces (ADF) lors de différentes opérations menées dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

    Dans le territoire d’Irumu, en Ituri, six rebelles ADF ont été tués jeudi 14 mai 2026 au niveau du village Biane-Mufutabangi, dans le groupement Bandavilemba en chefferie de Walese-Vonkutu.

    Selon des sources sécuritaires, les assaillants tentaient de tendre une embuscade aux usagers de la Route nationale numéro 4 (RN4), un axe stratégique reliant l’Ituri et le Nord-Kivu.

    A lire aussi : Ituri : nouvelle attaque ADF à Biakato malgré l’arrivée des autorités militaires et de la MONUSCO 

    L’intervention des militaires FARDC sous la conduite du capitaine Claude, commandant de l’unité Guépard de la 213ᵉ brigade, a permis de mettre en échec cette tentative d’attaque.

    Le bilan communiqué fait état de six combattants neutralisés, de plusieurs blessés dans les rangs ennemis ainsi que de trois armes récupérées par les forces loyalistes.

    Réagissant à cette opération, Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’ONG APDEF Irumu, a salué les efforts des militaires engagés sur le terrain tout en appelant les autorités provinciales à renforcer les effectifs sécuritaires dans cette zone régulièrement ciblée par les ADF.

    Il estime que la sécurisation de la RN4 demeure essentielle pour garantir la libre circulation des personnes et des biens entre les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

    Par ailleurs, dans le cadre des opérations conjointes FARDC-UPDF Sokola 1 Grand Nord, deux autres combattants ADF-MTM-ISCAP ont été neutralisés dans la nuit du 14 au 15 mai 2026 dans la localité de Nakota 1, située entre Beu-Manyama et Biakato.

    Selon le lieutenant Elongo Kyondwa Marc, porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord, parmi les assaillants figure un leader présenté comme influent au sein du mouvement, identifié sous le nom de Cheikh Ismaël Abou Hussein, de nationalité yéménite.

    D’après l’armée, cet homme serait impliqué dans plusieurs massacres récents commis à la limite des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, notamment dans les zones proches de la rivière Ituri.

    Le bilan de cette opération fait également état d’un militaire FARDC tombé au combat ainsi que de deux armes de type AK-47 récupérées.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!